Mogadiscio- Somalie (PANA) -- Coca-Cola a ouvert une usine de boisson non alcoolisée à Mogadiscio en partenariat avec un consortium d'investisseurs somaliens pour un montant de 8,3 millions de dollars US, a-t-on appris dans la capitale somalienne.
Il s'agit du plus gros investissement réalisé à ce jour depuis l'éviction du président Mohamed Siad Barre en 1991.
La multinationale basée à Atlanta revient dans la capitale somalienne après 15 ans d'absence.
D'après un communiqué rendu public par United Bottling Company, propriétaire de la nouvelle usine, il a fallu six ans pour réunir le capital nécessaire et convaincre la population locale.
Durant la guerre civile qui a éclaté au début des années 1990, l'ancienne usine de Coca Cola a été détruite et ses infrastructures pillées.
A l'occasion de l'inauguration de l'usine, son directeur Abdirisak Isse a indiqué que la fabrique a une capacité de production de 36.
000 bouteilles par heure.
M.
Isse a en outre dit que sa compagnie avait conclu un accord de franchise avec Coca-Cola pour approvisionner dans un proche avenir les autres régions en boissons non alcoolisées.
Balayant d'un revers de main les préoccupations sécuritaires, M.
Isse a dit que "nous (les Somaliens) sommes censés travailler ensemble pour rétablir la sécurité et attirer les investisseurs.
En réalité il s'agit d'un tournant pour la Somalie et le pays est en train de revenir à la normale.
Tout le monde est libre d'y investir".
Toutefois l'absence d'un gouvernement central et de services chargés de faire respecter la loi continuent d'effrayer les investisseurs étrangers.
Les infrastructures n'ont pas été réparées non plus et les routes sont dans un état déplorable.
La forte présence de gardes de sécurité armés devant l'usine est en elle-même une indication de la situation instable qui prévaut dans la capitale et les investisseurs locaux s'adjugent généralement des services de gardes armés.