Clôture d'une réunion sur la sécurité en Afrique centrale

Bujumbura- Burundi (PANA) -- Les pays membres du Comité consultatif permanent des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale se sont engagés vendredi, à travers la mise en place d'un arsenal juridique et réglementaire, à redoubler d'ardeur pour assurer la sécurité et la paix dans la sous-région des Grands Lacs.
En clôturant ses travaux dans la capitale burundaise, après deux jours de discussions, la 15-ème réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale a décidé de mettre en oeuvre un Conseil de paix et de sécurité commun à tous les Etats membres.
Un mécanisme d'alerte rapide sera mis instauré et une Force multinationale d'Afrique centrale créée en même temps qu'une Commission de défense et de sécurité.
Procédant à la clôture des travaux, le représentant du gouvernement burundais et ministre des Affaires étrangères, Severin Ntahomvukiye, s'est réjoui du fait que certains engagements des pays membres du Comité sécuritaire en Afrique centrale sont déjà en phase concrète d'application.
Il a cité en exemple l'organisation des exercices militaires conjoints et la participation à certaines opérations de maintien de la paix et de la sécurité dans la sous-région et s'est félicité de l'existence d'un Réseau parlementaire inter Etatique qui sera transformé en parlement de la sous-région.
De son côté, Pamela Maponga, secrétaire du comité consultatif permanent des Nations Unies sur la sécurité dans cette partie du continent africain, a relevé la pertinence des recommandations issues de la rencontre de Bujumbura et a insisté sur leur mise en application effective "afin de sortir de la logique des voeux pieux qui caractérisent la plupart des organisations africaines".
La crise burundaise s'est aggravée après la tentative avortée de putsch au moment où s'ouvrait, mercredi, la rencontre ministérielle à Bujumbura.
Les participants, venus d'Angola, du Cameroun, du Gabon, de Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad, ont condamné la tentative de putsch et appelé au dialogue politique entre tous les acteurs Burundais.
Deux pays concernés par le conflit des Grands Lacs étaient absents pour des raisons qui n'ont pas été spécifiées.
Il s'agit du Rwanda et de la RD Congo.

20 avril 2001 19:21:00




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