Chambas préconise un calendrier clair pour le gouvernement fédéral

Accra- Ghana (PANA) -- Le président de la Commission de la CEDEAO, Mohammed Ibn Chambas, a jugé nécessaire de fixer "un calendrier clair" pour la création d'un gouvernement d'union pour l'Afrique, qui est le seul sujet du neuvième sommet de l'Union africaine qui se tient actuellement à Accra, au Ghana.
Intervenant dans la controverse sur le point de savoir si l'on devait se diriger progressivement vers le gouvernement fédéral ou s'il fallait un calendrier pour sa création, M.
Ibn Chambas a estimé qu'une absence de calendrier entraînerait des débats sans fin sur le gouvernement d'union et que se mettre du côté des "partisans d'un processus graduel" signifierait s'embarquer pour un voyage sans destination.
Il s'est félicité de la décision du sommet de l'UA tenu en janvier dernier à Addis-Abeba de faire du débat sur le gouvernement d'union le sujet unique de la rencontre d'Accra qui se tient actuellement, en déclarant: "Le moment est opportun pour cette discussion sérieuse au niveau des chefs d'Etat sur la voie à suivre pour réaliser cette idée, qui est l'aspiration des peuples africains depuis des années.
"Je crois qu'en fin de compte, les Africains vont trouver le courage de créer une situation qui pourra nous permettre d'atteindre cet objectif", a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO.
M.
Ibn Chambas a estimé qu'en dépit des objectifs louables fixés par les dirigeants africains pour le continent, "nous n'avons pas réussi à mettre en place les institutions et les structures qui vont nous aider à atteindre ces objectifs".
"Désormais ce débat est mené par nos chefs d'Etat, mais je peux vous assurer que ceci retient l'attention de tous les peuples africains qui considèrent également que leur destinée est liée à l'issue de ce débat", a-t-il déclaré.
Insistant sur la nécessité d'une intégration politique et économique totale de l'Afrique, Mohamed Ibn Chambas a expliqué qu'en tentant de rester seuls en tant qu'entités séparées, les pays africains ne seront pas en mesure de faire face à la rude concurrence de la Mondialisation.
"Notre force va résider dans notre capacité à nous intégrer, à surmonter les divers obstacles, dont le moindre n'est pas le niveau anormalement élevé de la pauvreté sur ce continent.
Par conséquent, du point de vue de la CEDEAO, nous pensons que cette discussion est venue à son heure.
Nous croyons qu'il est tout à fait opportun de parler du renforcement des capacités de l'UA, en lui donnant les moyens, les ressources de remplir sa mission, qui est entre autres d'être une agence de coordination efficace des Communautés économiques régionales", a-t-il ajouté.
Le patron de la CEDEAO a exprimé le souhait que le débat se termine sur "une perspective très claire de la manière dont l'Afrique va réaliser le renforcement des institutions nécessaires à l'intégration du continent, afin que sous peu, nous puissions atteindre notre objectif d'un gouvernement d'union".

02 juillet 2007 17:04:00




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