Campagne à Bouaké pour un oui «massif» et marches éclatées du Front du refus au menu des journaux ivoiriens

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – Les journaux ivoiriens ont consacré l'essentiel de leurs commentaires sur la campagne pour le référendum où le oui et le non se battent pour convaincre les électeurs pour le 30 octobre.

"Fraternité Matin", journal gouvernemental, retrace dans un article, l’escale de Bouaké du président de la République pour la campagne référendaire pour le «oui». Cette étape, selon le journal, a été un moment de vérité pour le chef de l’Etat, qui a dit avoir été peiné par les événements qui ont secoué la ville de Bouaké au mois de juillet.

Dans ses colonnes, "Fraternité Matin", souligne un élan d’amour du président Ouattara pour Bouaké: «Bouaké à une place particulière dans mon cœur. Je veux vous entendre me promettre que cette situation de désordre ne se produira plus».

Aussi, dans le même quotidien, le président de la République s’est-il étendu sur la situation stratégique de Bouaké avant de promettre: «nous allons tout faire, pour accélérer le projet d’emplois pour les jeunes de Bouaké. J’ai nommé comme ministre de l’Emploi, un enfant du Gbêkê. Et je lui ai donné les instructions pour que Bouaké soit une priorité dans son programme d’emplois des jeunes…Bouaké est unique, par sa diversité, sa situation géographique, ses opportunités et sa richesse».

"Fraternité Matin" rapporte également, l’ambition, selon le chef de l’Etat, du président Bédié et lui, de transférer le pouvoir à une nouvelle génération en 2020. Le président de la République a annoncé également dans les lignes de "Fraternité Matin" qu’une agence pour le foncier rural verra le jour.  

Dans le même ordre d'idées, "L’Expression", proche du pouvoir, quant à lui, revient sur un autre volet des propos du président de la République dans ses pages: «Nous devons préserver les acquis. Nous avons commencé les choses à Bouaké et nous devons aller jusqu’au bout. Car Bouaké a besoin d’investissement, de paix. Les jeunes ont besoin d’emplois, les femmes ont besoin d’un environnement propice à mener leurs activités».

"Le Patriote", proche du pouvoir, aborde l’étape de Bouaké du président de la République dans le sens de l’union: « Bouaké, c’est le modèle de la nouvelle Côte d’Ivoire en marche. Et nous devons marcher ensemble main dans la main. Nous devons marcher ensemble vers le développement de notre nation…vous verrez que cette Constitution prévoit tout ce qu’il faut pour Bouaké, pour la Côte d’Ivoire, pour la paix dans notre pays, pour des générations et des générations à venir».

Les propos du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, présent à ce meeting au Stade de Bouaké, sont aussi relayés dans "Le Patriote": « l’avènement de la 3ème République est une chance pour la Côte d’Ivoire. Et c’est pour cela, M. le président, l’Assemblée nationale vous a soutenu et accompagné dans ce projet noble. C’est-à-dire une troisième République où nous aurons la paix, la stabilité, la possibilité de travailler pour le développement de notre pays».  

Dans "Le Nouveau Réveil", proche de la coalition RHDP au pouvoir, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale affirme dans son discours que la Constitution de 2000, votée dans un contexte délétère, marquée d’illégitimité et qui, dans les faits, a conduit à beaucoup de morts. Notre pays méritait qu’il y ait une alternative.
  
Une équipe d’observateurs (6 personnes) du Conseil de l’Entente a été dépêchée en Côte d’Ivoire dans le cadre du référendum du 30 octobre, selon "Fraternité Matin". Toujours dans le quotidien, cette représentation, conduite par l’experte de la République du Togo, Mme Kouméalo Anate Balli a été reçue par Mamadou Koné, président du Conseil constitutionnel.

Selon le journal, Mme Kouméalo, à sa sortie d’audience, a affirmé: « Nous sommes venus pour avoir des informations concernant l’organisation du référendum du 30 octobre. Nous allons observer le déroulement du scrutin, vérifier les procès-verbaux. En tout cas, nous souhaitons que tout se passe bien le jour du vote ».

Selon le tabloïd, Mamadou Koné, président du Conseil constitutionnel, s’est félicité de cette démarche du Conseil de l’Entente et a affirmé avoir instruit les émissaires de l’organisation sous-régionale sur le référendum.

Il a rappelé, dans les colonnes du journal, la requête de M. Bolou Gouali Eloi qui avait saisi le Conseil constitutionnel sur la procédure d’élaboration de la nouvelle Constitution initiée par le président de la République. Le Conseil constitutionnel, écrit "Fraternité Matin", a statué et délibéré à sa séance du 25 octobre 2016. Il a jugé cette requête irrecevable, pour défaut de qualité de son auteur.

Par ailleurs, les marches éclatées du Front du Refus font la Une de quelques  journaux. "LG Infos", proche de l’opposition, dans ses écrits, rappelle, les «faits d’armes» des leaders du front du refus pour le boycott de la nouvelle Constitution.

Après plusieurs manifestations refusées ou avortées, selon le journal, les têtes de file de ce front ont décidé d’organiser des actions éclatées. Danielle Boni Claverie, présidente de l’Urd,  réplique dans le quotidien: «Nous irons à la place de la République».

Toujours dans le journal, Aka Ahizi, président du PIT déclare: «Levons-nous et battons-nous, le vendredi et le dimanche. M. Ouattara constitue un danger, pour la Côte d’Ivoire». Aujourd’hui 28 octobre 2016, selon le journal, des actions éclatées se feront, afin de sceller le sort de la Constitution Ouattara.
-0- PANA JU/IS/IBA 28oct2016



28 octobre 2016 14:38:15




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