Burkina Faso : le gouvernement veut diminuer de 20% le taux de prévalence des Mutilations Génitales Féminines d’ici 2020

Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) - Le Burkina Faso s’est engagé à diminuer de 20% le taux de prévalence des Mutilations Génitales Féminines d’ici 2020, en mettant l’accent sur la répression et la prévention, a annoncé, lundi, le ministère en charge de la Femme.

«Les actions conjuguées du gouvernement, des acteurs de terrains et l’appui des partenaires techniques et financiers ont permis d’observer une baisse du taux de prévalence de la pratique», a écrit le ministère de la Femme, dans une déclaration à l’occasion la 15e édition de la commémoration de la journée internationale «Tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines (MGF)».

Citant les chiffres de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) IV réalisée en 2010, le ministère indique que de 75,80% pour les femmes de 15 à 45 ans et 13,3% pour la tranche d’âge des enfants de 0 à 14 ans, le taux est passé respectivement selon les mêmes tranches d’âges à 67,6% et 11,3%, en 2015.

La déclaration souligne que le Plan Stratégique National de promotion de l’élimination des Mutilations Génitales Féminines au Burkina Faso (PSN-MGF) 2016-2020 adopté en Conseil des ministres, le 05 janvier 2018, a pour ambition de diminuer ces taux de prévalence de 20%.

Cette année, la communauté internationale invite les acteurs à réfléchir sur le thème : «Mettre fin aux Mutilations Génitales Féminines est une décision politique».

Pour le ministère en charge de la Femme, l’élimination des MGF exige une synergie d’actions de toutes les composantes de la société. « Ce thème nous interpelle sur le rôle et l’engagement des décideurs politiques, ainsi que celui des institutions régionales et sous régionales dans la promotion de l’élimination des Mutilations Génitales Féminines», indique la déclaration.

« Nos actions doivent se focaliser non seulement sur la répression des auteurs, la prise en charge des victimes, mais aussi et surtout sur la prévention pour endiguer les causes profondes de ce phénomène qui tirent notamment sa source des normes sociales néfastes», a-t-elle dit.
-0- PANA NDT/IS/IBA 05févr2018

05 février 2018 15:48:17




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