Buhari ordonne aux agences militaires et de sécurité de sauver les 94 écolières enlevées par Boko Haram

Abuja, Nigeria (PANA) - Après deux jours de silence sur le rapport du gouvernement de Dapchi, dans l'Etat de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, relatif à l'enlèvement par des terroristes de Boko Haram de plus de 94 écolières, le président Muhammadu Buhari a ordonné mercredi à l'armée nigériane et à d'autres agences de sécurité de prendre en charge la situation et de sauver les filles disparues.

Lundi soir, des terroristes de Boko Haram ont attaqué l'école, enlevant un certain nombre d'étudiantes. Mais le commissaire de police de l'Etat de Yobe, Sunmonu Abdulmaliki, a admis mardi que bien que l'école ait été attaquée, il n'y avait "aucune confirmation immédiate que des écolières avaient été enlevées".

Selon le commissaire de police, l'école compte jusqu'à 900 élèves, certaines d'entre elles étaient dans des fermes, d'autres n'avaient pas repris.

Le ministre nigérian de l'Information, Lai Mohammed, a déclaré aux journalistes après la réunion du Conseil exécutif fédéral présidée par le président Buhari à Abuja, que celui-ci a également ordonné à trois ministres de son gouvernement de se rendre jeudi dans l'Etat de Yobe pour évaluer la situation et lui fournir des informations sur les développements.

Les trois ministres sont M. Lai Mohammed, le ministre des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, et le ministre de la Défense, le général de brigade Mansour Dan-Ali qui dirige l'équipe.

Interrogé sur le nombre de filles toujours portées disparues, M. Mohammed a déclaré que "c'est précisément la raison pour laquelle le président est en contact direct avec l'armée et la police, et dès que nous aurons des informations, nous vous les ferons savoir".

Parallèlement, le Peoples Democratic Party (PDP) de l'opposition a exprimé mercredi son désarroi devant les 94 étudiantes portées disparues, exigeant de l'inspecteur général de la police de mettre immédiatement en place tous les moyens nécessaires pour faire face au développement et récupérer les enfants disparus.

Dans une déclaration de son porte-parole, M. Kola Ologbondiyan, le parti ajoute : "En effet, nous sommes très perturbés par ce développement horrible et les rapports contradictoires sur le sort de ces filles innocentes. Notre parti réitère que la vie, la sécurité et le bien-être de tous les Nigérians sont d'une importance primordiale pour nous et nous insistons donc pour que tous les efforts soient déployés pour trouver ces étudiantes".
-0- PANA MON/AR/MTA/TBM/SOC  21fev2018

21 février 2018 20:09:51




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