Boris Johnson révèle les conditions du règlement de la crise libyenne

Tripoli, Libye (PANA) - Le Secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Boris Johnson, a appelé au soutien de l'Envoyé de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, assurant que la solution à la crise libyenne doit commencer "d'abord par la mise en place d'une constitution acceptable afin que les élections puissent avoir lieu en conséquence".

En réponse à la question d'un journaliste lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain, Rex Tillerson, concernant l'organisation d'élections en Libye l'année prochaine, M. Johnson a déclaré : "je pense qu'il est important que nous ne nous précipitions pas. Nous voulons établir le terrain approprié. Tout d'abord, une constitution acceptable devrait être établie afin que les élections puissent être menées ainsi qu'un accord de sécurité et un accord politique avec la participation de toutes les parties".

"Je pense que le peuple libyen a fait beaucoup d'efforts pour organiser les élections; je pense que le programme sur lequel Salamé a travaillé a jeté les bases de cette question et nous avons discuté au niveau des 3 + 3 pays et nous espérons que ce projet sera soutenu plus largement par les Etats membres de l'Assemblée générale des Nations unies", a-t-il souligné.

Les propos de Johnson sont intervenus lors d'une conférence de presse, á l'occasion d'une réunion de six parties sur la Libye tenue à Londres mardi, qui a vu la participation des ministres des Affaires étrangères d'Egypte, de la France, de l'Italie, des Emirats arabes unis, du Royaume-Uni et des Etats-Unis et à laquelle a assisté l'Envoyé spécial des Nations unies en Libye, Ghassan Salamé.

Pour sa part, le Secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a déclaré qu'il ne voulait pas voir la Libye se transformer en bastion où l'organisation Daech pourrait recommencer à s'activer encore une fois.
-0-  PANA  BY/TBM/SOC  14sept2017

14 septembre 2017 21:29:02




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