Bienvenue à l'Union Africaine !

Le Cap- Afrique du Sud(PANA) -- L'Afrique du Sud a participé de manière active à différents sommets et réunions multilatéraux qui ont semé les graines de l'idée de création d'une Union Africaine commune et unie.
Ces graines ont été plantées pour la première fois au terme de la signature du Traité d'Abuja portant création de la Communauté économique africaine (AEC) en juin 1991.
Le Traité d'Abuja a prévu une intégration économique et sociale totale du continent africain suivant un processus graduel qui se décline en six étapes.
En novembre dernier, le gouvernement sud africain a dit que l'idée de création d'un Parlement panafricain est complémentaire à l'action du président Thabo Mbeki en vue de promouvoir les principes d'une Renaissance africaine.
Le parlement sud africain a ratifié en février l'Acte constitutif de l'Union africaine.
Une ratification au cours de laquelle les partis ont en majorité soutenu le projet.
Dans son discours aux membres du parlement, le président de l'Assemblée nationale, le Dr.
Irene Ginwala a dit que le développement et le renforcement de l'unité africaine doit aller de pair avec le renforcement des institutions.
"En agissant ainsi, nous devrons reconnaître et prendre en compte la diversité raciale, ethnique, religieuse, politique, linguistique et culturelle sur notre continent, ainsi que les différentes expériences coloniales et niveaux de développement économique et politique" a-t-elle déclaré.
En ce qui concerne la question de l'unité africaine à réaliser avec les autres pays africains a dit Mme Ginwala, aucun peuple ne peut autant apprécier ce projet que les sud africains.
"La fin de l'apartheid et la mise en place d'un parlement démocratique en 1994 s'est produit grâce au soutien apporté par les pays africains, y compris la pression exercée par une Afrique Unie sur ceux qui continuaient à soutenir le régime de l'apartheid pendant si longtemps" a-t-elle ajouté.
Au mois de mars, M.
Mbeki a conduit la délégation sud africaine au 5ème sommet extarordinaire de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation de l'unité africaine.
Le sommet a adopté la Déclaration de Syrte, qui appelle à une accélération des phases de mise en application de la Communauté économique africaine et de création de l'Union africaine et d'un Parlement panafricain en vue d'"offir un lieu d'échange commun à nos peuples et aux associations regroupant des citoyens ordinaires pour qu'ils soient mieux impliqués dans la prise de décision concernant les problèmes et défis auxquels le continent africain fait face".
Le traité plus ou moins conçu sur le modèle de l'Union Européenne, a été approuvé unanimement puis signé, seance tenante, par 27 chefs d'Etat présents au sommet annuel de Lomé en juillet 2000.
L'Union Africaine devrait remplacer l'OUA, âgée de 37 ans, qui a été aux avant-postes de la lutte pour l'indépendance de plusieurs pays africains et a mené la bataille idéologique contre l'ex régime minoritaire d'Afrique du Sud.
Toutefois, elle a souvent échoué en ce qui concerne la résolution des guerres et conflits civils qui divisent le continent.
Le gouvernement sud africain est convaincu du fait que les objectifs du Parlement panafricain qui comprennent la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance sur le continent, cadrent avec les objectifs globaux de promotion des principes du programme de Renaissance africaine.
"Conformément à l'esprit de la Déclaration de Syrte qui entend faire face, avec succès, aux nouvelles réalités sociales, politiques et économiques en Afrique; éliminer le fléau des conflits et de la pauvreté sur le continent, le gouvernement sud africain accepte d'accueillir la Réunion du Parlement panafricain" a dit le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Ronnie Mamoepa.
Selon lui, la création du Parlement panafricain est une démarche unique qui illustre le nouveau réveil résolu et déterminé du continent.

20 avril 2001 13:19:00




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