Bénin: l'Allemagne soutient le renforcement de l'architecture de sécurité maritime de la CEDEAO

Cotonou, Bénin (PANA) - La Commission de la CEDEAO recevra, jeudi à Cotonou, un don d'équipements techniques du gouvernement allemand pour le fonctionnement efficace du Siège de la Zone E du Centre multinational de coordination maritime (CMCM) de la CEDEAO afin de renforcer l'architecture régionale de sécurité maritime.

La Zone E, qu'abrite la République du Bénin et qui regroupe également le Togo et le Nigeria, est l'un des trois CMCM de la Communauté économique des pays de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

La Zone F du CMCM, abrité par le Ghana, comprend le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone comme autres États membres, tandis que la Zone G, composée du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Sénégal et du Mali, est hébergée par le Cap Vert.

Un communiqué de la CEDEAO a déclaré, mardi, que le Domaine maritime de l'Afrique de l'Ouest, qui compte pour les ressources économiques importantes de la région, est menacé par une multitude d'activités illicites telles que l'approvisionnement en pétrole, la prise d'otages, la contrebande, le trafic de drogues et des êtres humains, la pêche illégale non déclarée, non réglementée, la migration illégale, le piraterie, le vol à main armée en mer et le dumping toxique illicite.

Pour relever ces défis, l'Autorité des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO lors de sa 40ème session ordinaire tenue à Abuja (Nigeria) en février 2012 a demandé à la Commission de la CEDEAO d'élaborer un cadre de politique maritime holistique pour guider les actions et la coopération dans la région de l'Afrique de l'Ouest et renforcer également la collaboration avec la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), la Commission du Golfe de Guinée (GGC) et d'autres parties prenantes concernées.

Le communiqué a déclaré que conformément à ce mandat, la Stratégie maritime intégrée de la CEDEAO (SMIC) a été adoptée par les dirigeants régionaux lors de leur réunion à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, le 26 mars 2014.

Chaque zone maritime doit être équipée d'un mécanisme de surveillance et d'exécution et dotée de représentants des pays de cette zone.

Un Centre régional de coordination maritime de la CEDEAO, CRESMAO, hébergé par la Côte d'Ivoire à Abidjan, est responsable de la coordination stratégique des trois zones. Il devrait également servir de point de collecte, de collation et de diffusion de l'information et assurer la liaison avec le Centre de coordination maritime inter-régionale (CCMI) à Yaoundé, au Cameroun.

La CEDEAO travaille en étroite collaboration avec la CEEAC pour le fonctionnement efficace du CCMI, qui a été inauguré en septembre 2014, selon le communiqué.

Le gouvernement allemand a fourni l'équipement et un mini-bus pour le siège de la Zone E du CMCM de la CEDEAO dans le cadre de son agence de support technique GIZ. Il fournit également des équipements similaires pour les Zones F et G et CRESMAO.

La réunion des experts gouvernementaux pour l'examen des documents-clé de la Zone F, organisée à Accra, au Ghana, l'année dernière, a également été financée par GIZ.

Le communiqué a déclaré que l'opérationnalisation des zones maritimes de la CEDEAO s'inscrit dans la mise en œuvre des initiatives maritimes plus larges du Golfe de Guinée.

Cela s'inscrit également dans le cadre plus large du mécanisme de gestion de la sécurité maritime de la CEDEAO, qui vise à réaliser, entre autres, un échange amélioré d'informations/de renseignements, de formation et de renforcement des capacités, y compris une formation spécialisée de base et améliorée pour le personnel chargé de la sécurité maritime et l'établissement, ainsi que l'expansion des réseaux opérationnels entre les entités chargées de l'application de la loi opérant dans tous les ports maritimes et les principaux postes frontaliers dans les États membres.

Les autres objectifs sont les suivants: encourager les États membres de la CEDEAO à créer des unités spécialisées pour le contrôle des ports ou les opérations de la frontière mobile dans les domaines-clé; développer et renforcer la coopération sur les systèmes de patrouille, de surveillance et de collecte d'informations; promouvoir la coopération entre les Marines et les organismes d'application de la loi maritime et renforcer les capacités maritimes des forces navales des États membres.

Il s'agit de permettre à chaque État membre de protéger sa Zone économique exclusive et de contribuer à la sécurité maritime collective dans la région par des patrouilles conjointes entre autres.
-0- PANA MA/MTA/IS/IBA 02mai2017

02 mai 2017 17:13:28




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