Beaucoup de décisions de l’UA dorment dans des tiroirs

Syrte- Libye (PANA) – Un total de 264 mesures préc-onisées par le Conseil exécutif ou la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine lors des différentes sessions n’ont pas été mises en œuvre ou n'ont été que partiellement appliquées, constate un rapport du Conseil exécutif dont la PANA a pris connaissance mercredi à Syrte, en Libye.
Dans le détail, note le rapport, 161 actions en rapport avec 38 décisions et une déclaration du Conseil exécutif et 103 autres actions liées à 42 décisions et 7 déclarations ont été identifiées comme étant des mesures à entreprendre.
Les ambassadeurs avaient exprimé, au cours de leurs travaux (du 24 au 27 juin dernier) une vive préoccupation face à cette situation qui "affecte la crédibilité de l’Union africaine et constitue sa faiblesse principale".
Pour les ambassadeurs, ce faible niveau de mise en œuvre des précédentes décisions adoptées est "une responsabilité partagée entre les Etats membres et les organes de l’UA impliqués dans la mise en œuvre".
Cette situation s’explique surtout par le fait que les Etats membres, la Commission et les autres organes ne disposent pas des capacités adéquates, relève-t-on au niveau du Comité des représentants permanents (COREP).
Ce qui pose souvent problème dans la mise en application des décisions, c’est l’absence de moyens financiers adéquats, observent certains ambassadeurs.
Dans ce cadre, les décisions doivent être prises en rapport avec les moyens dont dispose l’UA.
Le rapport sur la mise en œuvre des décisions du Conseil exécutif et de la Conférence aboutit quasiment aux mêmes conclusions.
"Il est extrêmement important que les décisions soient prises après une évaluation approfondie de leurs incidences financières et des ressources humaines et des capacités institutionnelles requises au niveau de l’Union africaine et des autres organes concernés, ainsi qu’au niveau des Etats membres impliqués dans le processus de mise en œuvre", fait observer le COREP.
Pour régler ce problème, les ambassadeurs ont proposé dans un rapport dont la PANA a obtenu copie, de rationaliser le nombre des projets de décisions soumis pour adoption aux organes délibérants de l’UA.
Ils demandent, en outre, aux Etats membres, à la Commission et aux autres organes que tous les projets de décisions à soumettre aux organes délibérants soient accompagnés d’une fiche d’évaluation de leurs incidences financières, des sources de financement et les capacités institutionnelles de mise en œuvre.
Le COREP et la Commission sont aussi invités à tenir immédiatement après le sommet, une consultation pour examiner et convenir d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre des décisions.

01 juillet 2009 17:52:00




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