Ban Ki-moon tente de restaurer les liens avec l'Afrique après les crises ivoirienne et libyenne

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lancé un appel formel aux dirigeants africains réunis dimanche à Addis-Abeba, en Ethiopie, dans le cadre d’un sommet, pour s’excuser des différences d'approche concernant la crise en Libye et en Côte d'Ivoire et recoller les morceaux en vue de futures relations.

"Il y a eu des différences en Côte d'Ivoire et en Libye. Ce n’était pas des différences d’objectifs ou de buts; notre partenariat repose sur des valeurs partagées. Ce sont des différences dans les approches stratégiques et opérationnelles. Ceci est naturel et est même à prévoir entre organisations ayant des mandats et membres variés", a déclaré Ban Ki-moon.

Les diplomates du Conseil de sécurité de l’ONU ont rapidement cherché l'autorisation de la force en Libye ce qui, aux yeux des dirigeants africains, était un prétexte pour changer le régime en place, au mépris des efforts déployés par l'organisme continental pour trouver une feuille de route de sortie de crise en vertu de laquelle elle avait réussi à obtenir certains engagements de la part du régime.

Le dernier sommet de l'Union africaine (UA) en Guinée équatoriale s’était déroulé sur fond de désaccords au sein de l'organisation sur la question de savoir si le défunt dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, devait quitter le pouvoir et si le Conseil national de transition (CNT) devrait être reconnu comme le nouveau gouvernement.

"Nous avons vu les fruits de ce partenariat dans notre travail pour la paix au Darfour (...) dans nos efforts diplomatiques communs en Guinée (...) dans notre coopération en Somalie", a déclaré Ban Ki-moon.

"En vue de faire face aux conséquences de la crise libyenne dans le Sahel, nos efforts combinés ont pris un bon départ dans le cadre de la mission récemment autorisée dans la région", a ajouté Ban Ki-moon, exhortant les dirigeants africains à œuvrer à trouver un terrain d’entente avec l’ONU à l'avenir.

Le patron de l'ONU a, en particulier, cherché une nouvelle relation de travail avec l'UA, en précisant qu’il était nécessaire d’apporter des réponses rapides aux crises et de voir comment les deux organisations pouvaient travailler de manière efficace.

Mais s’adressant à la presse après la séance d'ouverture du sommet de l'UA, Ban Ki-moon a déclaré que l'ONU a pris des mesures pour protéger les civils en Côte d'Ivoire et nié que l'institution a été utilisée pour défendre les intérêts occidentaux en Afrique.

"Nous avons pris des mesures pour protéger les civils en Libye. C’est une critique totalement injuste de l'action de l'ONU en Côte d'Ivoire et en Libye. Un leader est vaincu et refuse de céder le pouvoir et commence à tuer son peuple. Kadhafi a tué son propre peuple. Le Conseil de sécurité a voté la résolution nécessaire et pertinente pour protéger la population. L'ONU a utilisé la force nécessaire pour détruire les armes lourdes contre le peuple de Côte d'Ivoire", a déclaré le patron de l'ONU lors d'une conférence de presse.

-0- PANA AO/VAO/LSA/TBM/IBA  29jan2012

29 janvier 2012 19:33:25




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