Ban Ki-moon met Gbagbo en garde contre tout recours à la violence

New York, Etats-Unis (PANA) – Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a prévenu vendredi le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, contre tout recours à la violence pour sortir le pays de l'impasse politique née des résultats du second tour de la présidentielle du 28 novembre.

Il a également demandé à M. Gbagbo de céder la présidence au leader de l'opposition, Alassane Ouattara, déclaré vainqueur du scrutin par la Commission électorale indépendante (CEI) avec 54,1 pour cent des voix.

«La situation en Côte d'Ivoire a pris une tournure dangereuse avec au moins une dizaine de personnes tuées (jeudi) à Abidjan", a déclaré M. Ki-moon au cours d'une conférence de presse qui s'est déroulée au siège des Nations unies, à New York.

«Les résultats de l'élection sont connus de tous et il y avait clairement un vainqueur. Il n'y a pas d'autre solution. On n'acceptera pas que les efforts de Laurent Gbagbo et de ceux qui le soutiennent pour confisquer le pouvoir aboutissent», a-t-il ajouté.

«Je l'invite (M. Gbagbo) à se retirer et à céder la place, sans condition à son successeur élu. La communauté internationale doit lui envoyer un message clair et net. Toute autre issue serait préjudiciable à la démocratie et à l'état de droit», a poursuivi le secrétaire général de l’ONU.

Il a aussi prévenu contre toute attaque de l'hôtel du Golf, à  Abidjan, où M. Ouattara a installé son quartier général, suite au refus de M. Gbagbo de quitter le palais présidentiel.

«Permettez-moi de dire clairement que toute tentative de faire obstruction aux opérations des Nations unies ou d'assiéger l'hôtel du Golf est totalement inacceptable», a déclaré M. Ki-moon.

«Toute attaque menée contre les forces des Nations unies sera considérée comme une attaque contre la communauté internationale. J'insiste : les responsables de la mort de civils auront des comptes à rendre. En ces circonstances, il est important que les deux parties évitent la provocation ou une nouvelle escalade de la violence», a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné jeudi «avec la dernière énergie» la violente répression policière d’une marche des partisans de M. Ouattara qui a fait au moins 20 morts.

Le conseil a également prévenu les deux camps qu'ils seront tenus pour responsables et seront jugés pour les attaques menées contre des civils.

Il aussi salué les efforts de l'Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et des pays de la sous-région pour préserver la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire.

-0- PANA AA/VAO/LSA/AAS/SOC 17dec2010

17 décembre 2010 22:37:00




xhtml CSS