Baisse du taux d'infection au VIH/SIDA au Kenya

Nairobi- Kenya (PANA) -- Le taux d'infection au VIH/SIDA est en baisse au Kenya, grâce à l'utilisation généralisée du préservatif dans le pays.
D'après le responsable des services médicaux, Dr Richard Muga, la prévalence du VIH/SIDA s'est stabilisée et se situe entre 13 et 14 pour cent grâce à l'usage du préservatif et aux différentes interventions du gouvernement.
"Les interventions actives du gouvernement, ces dix dernières années, se sont traduites par la stabilisation de la prévalence du VIH/SIDA qui devrait stagner à ce niveau et baisser plus tard au cours des trois prochaines années", a dit mardi le Dr.
Muga à son bureau de Afya à Nairobi.
Il réagissait ainsi aux informations diffusées par les médias selon lesquelles la majorité des Kenyans avaient abandonné l'utilisation du préservatif comme méthode de prévention contre le VIH/SIDA.
"S'il n'y avait eu aucune intervention et si le préservatif n'était pas utilisé, nous serions confrontés actuellement à des taux de prévalence élevés, supérieurs à 35 pour cent comme le montrent les projections", observe-t-il.
Selon ces informations attribuées à une enquête menée par l'Institut des médias dans le cadre d'une étude nationale sur le programme VIH/SIDA, les Kenyans n'ont pas changé leur comportement sexuel et ne sont pas très désireux d'utiliser le condom.
Beaucoup de gens ne veulent pas faire le test de dépistage du VIH/SIDA déplore l'étude qui précise que 65 pour cent des Kenyans n'ont pas subi de test.
Le Dr.
Muga estime quant à lui que l'utilisation du préservatif est passé de 70 millions d'unités par an en 1998 à 100 millions d'unités par an actuellement.
Il a ajouté que l'utilisation prolongée de cet outil de prévention et le changement des comportements sexuels avaient contribué à la baisse de la tendance.
Il a aussi indiqué que le préservatif, s'il est utilisé correctement, peut réduire de 40 pour cent l'expansion des maladies liées au VIH/SIDA.
Le Dr.
Muga demande par conséquent à la population de changer de comportement sexuel et conseille à ceux qui ont la capacité de s'abstenir de le faire étant donné que c'est la meilleure méthode de prévention.
Le responsable des services médicaux du Kenya a cité les exemples de pays comme l'Ireland et l'Ouganda où l'usage du préservatif a donné de bons résultats.
Selon lui, le gouvernement intensifie le counselling et le dépistage volontaires ainsi que l'expansion de l'usage du préservatif et la sensibilisation des populations.
En juillet dernier, le Président Daniel Arap Moi avait demandé aux Kenyans de s'abstenir de toute relation sexuelle pendant deux ans s'ils voulaient éloigner le spectre du VIH/SIDA.

25 septembre 2001 17:47:00




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