Baisse de la séropositivité chez les femmes enceintes au Congo

Brazzaville, Congo (PANA) -  Le ministre congolais de la Santé et de la Population, François Ibovi, a annoncé jeudi à Brazzaville la baisse de la séropositivité chez les femmes enceintes du pays.

«La séropositivité chez les femmes enceintes, qui était de 3,4 pour cent en 2009, a été réduite à 2,8 pour cent au 30 septembre 2012», a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’ouverture de la 3ème session ordinaire de la coordination nationale du Conseil national de lutte contre le VIH/SIDA (CNLS).

«Cette baisse sensible est due aux nombreuses actions novatrices efficaces mises en œuvre, entre autres, la stratégie mobile de dépistage avec l’unité mobile qui permet à chaque sortie d’enrôler  plus de 100 personnes et les kermesses SIDA vacances organisées dans les 12 départements du Congo, au cours desquelles les jeunes peuvent obtenir de bonnes informations pour réduire leur vulnérabilité», a ajouté M. Ibovi.

Selon une enquête réalisée en 2011 par le CNLS, la prévalence du VIH/SIDA est plus élevée dans les groupes à risque, tels que les professionnels du sexe (7,5 pour cent) et les détenus (8,3 pour cent).

La même enquête révèle que les femmes sont deux fois touchées que les hommes.

Le nombre de Personnes vivant avec le VIH/SIDA au Congo est de 83.000, dont 38.500 attendent d’être prises en charge, tandis que 16.310 sont actuellement sous Antirétroviraux (ARV).

En matière de la transmission de la mère à l’enfant, sur 82.022 femmes enceintes dépistées entre 2009 et septembre 2012, quelque 2.952 femmes ont été déclarées séropositives, alors que 1.274 d’entre elles sont sous Antirétroviraux.

Selon le ministre, au Congo l’épidémie du VIH/SIDA est de type généralisée avec une prévalence nationale de 3,2 pour cent pour une population de près de 4 millions d’habitants.

M. Ibovi a déploré la conjoncture économique et financière internationale qui a imposé les budgets d’austérité aux partenaires au développement qui aura sans doute des conséquences néfastes sur les financements en faveur de la lutte contre cette terrible pandémie.

Il a soutenu que la clôture des projets nationaux financés par la Banque mondial et le Fonds mondial pourrait annihiler les acquis de la réponse au VIH, ce qui entraînerait inéluctablement l’augmentation du nombre de nouvelles personnes infectées avec pour corollaire une incidence sur le budget de la prise en charge des patients.

Venu présider la rencontre, le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a invité le gouvernement et le secrétariat exécutif permanent du CNLS de tout mettre en oeuvre pour élargir la couverture des services sur toute l’étendue du territoire national.

Il a suggéré que l’accent soit particulièrement mis sur l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant.
-0- PANA MB/AAS/IBA 27dec2012

27 décembre 2012 14:40:14




xhtml CSS