Azali, Mradabi et Kemal au second tour aux Comores, le 14 avril

Moroni- Comores (PANA) -- Le colonel Azali Assoumani est arrivé en tête à l'issue du scrutin de dimanche dernier pour les élections primaires tenues dans l'île de la Grande-Comore en attendant la présidentielle pour la présidence de l'Union des Comores le 14 avril prochain.
D'après la Commission nationale électorale indépendante et d'homologation (Cneih) qui a donnée des résultats provisoires ce lundi en fin de matinée, dans les 319 bureaux de vote de l'île, le colonel Azali a recueilli 44.
298 voix soit 39,81 pour cent.
Le colonel à la retraite, Mahamoud Mradabi, vient en seconde position avec 17.
462 voix (15,69 pour cent).
Mahamoud Mradabi est le père du commandant Fahriddine, l'un des meilleurs alliés d'Azali lors de cette course à la présidence après avoir été son directeur de cabinet à la présidence de la défunte République fédérale islamique des Comores et son ex-collaborateur à l'état- major de l'armée.
Quant au troisième rang, il est occupé par le prince Saïd Ali Kemal, le chef du Parti Chuma qui a recueilli 11.
881 voix (10,68 pour cent) créant la surprise et dépassant Abbas Djoussouf donné par ses partisans et de nombreux observateurs, comme susceptible d'être le troisième candidat lors du second tour du 14 avril.
Lors de ce scrutin, l'on a constaté une participation massive contrairement à celle du référendum du 23 décembre dernier et certainement celui de demain mardi pendant lequel les électeurs Grand-comoriens sont invités à se prononcer sur la constitution qui devrait ériger la Grande-Comore en île autonome à l'instar de Mohéli et d'Anjouan qui ont déjà approuvé leurs constitutions le 10 mars dernier.
Classé en quatrième position, Abbas Djoussouf le leader du Mouvement pour la démocratie et le progrès (Mdp) a recueilli, 8.
761 voix (7,87 pour cent).
Leader charismatique du Forum pour le redressement national (FRN) il avait été conduit par le regroupement des six partis qui constituaient le FRN au second tour en 1996 face à Mohamed Taki qui l'avait alors battu avec une très légère avance.
Devenu Premier ministre à la mort de ce dernier, Abbas Djoussou a dilapidé le capital de sympathie dont il jouissait auprès de ses alliés au sein du FRN.
Celui-ci s'est disloqué dès le coup d'Etat du colonel Azali le 30 avril 1999.
Pour de nombreux observateurs, s'il avait réussi à conserver le FRN, rien qu'avec le soutien d'Ali Mroudjaé avec ses 4.
624 (4,16 pour cent) et Moustoifa Saïdb Cheikh qui a obtenu 3.
759 (3,38 pour cent), Abbas Djoussouf aurait dépassé Saïd Ali Kemal pour se classer au troisième rang.
La surprise lors de ces primaires de dimanche dernier s'appelle Youssouf Saïd Soilihi, l'héritier spirituel du révolutionnaire Ali Soilihi qui avait renversé Ahmed Abdallah au lendemain de l'indépendance qui sera renversé à son tour par le même Abdallah en 1978 avant de se faire assassiner lors d'une prétendue tentative d'évasion.
Youssouf Soilihi a recueilli 6.
752 voix (6,7 pour cent) et s'est classé sixième avant trois poids lourds de la politique comorienne.
Il s'agit de l'ancien président de l'Assemblée, Abdallah Halifa qui a fait un score de 4.
998 (4,49 pour cent), Ali Mroudja, ancien Premier ministre, qui a recueilli 4.
624 voix (4,16 pour cent) et Moustoifa Saïd Cheikh du Front démocratique, célèbre pour son combat contre les mercenaires.
Ce dernier avait fait plus de 9 pour cent en 1990 à sa sortie des geôles de Bob Denard et n'a pas fait plus de 3.
759 voix (3,38 pour cent) dimanche, occupant la dernière place.
Surprenant a été aussi le score du Dr Maécha que certains donnaient comme susceptible d'occuper le 3è rang.
Le Dr Maecha n'obtiendra que la 5è place derrière Abbas Djoussouf et réalisant un score de 8.
746 voix (7,86 pour cent).
Pour le moment, aucun ralliement n'est encore fait.
Il est donc difficile de faire des pronostics même si l'on sait que le raz de marrée en faveur du colonel Azali pourrait bien se poursuivre à Anjouan et à Mohéli où le vote légaliste pourrait bien compléter sa victoire entamée à Moroni le dimanche 17 mars.
Interrogé en début d'après-midi en son domicile, M.
Saïd Ali Kemal se dit ouvert à tout le monde.
Il a néanmoins indiqué que les candidats pourraient bien se retrouver en réunion ce soir à partir de 18 heures.
"Cette réunion pourrait nous permettre de voir plus clair et savoir ce qu'il y a lieu d'envisager pour le second tour", a-t- il déclaré au téléphone à la PANA.

18 مارس 2002 13:13:00




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