Au moins 42 journalistes tués en 2017, selon le CPJ

New York, États-Unis (PANA) – Au moins 42 journalistes ont été tués dans l’exercice de leur fonction en 2017, a indiqué le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dans son rapport annuel.

Bien que le nombre de morts ait diminué une deuxième année consécutive par rapport au nombre élevé enregistré au début de cette décennie, au moins six journalistes ont été tués au Mexique, le plus grand nombre atteint en un an, a confirmé le CPJ suite à des représailles  directes pour avoir rédigé des articles, dans le communiqué publié jeudi.

L’Irak demeure le pays le plus meurtrier, devançant pour la première fois en six ans, la Syrie. Au moins huit journalistes ont été tués en Irak contre sept en Syrie.

“L’augmentation de la mort chez les journalistes est attribuée à la couverture des conflits, de ce fait c’est une bonne nouvelle que  l’on ait enregistré moins de décès chez les travailleurs de la presse au Moyen-Orient. Cela nous rappelle également les raisons pour lesquelles la sécurité du journaliste devrait constituer une priorité”, a indiqué le directeur exécutif du CPJ, Joel Simon.

“L’augmentation de journalistes tués au Mexique en guise de représailles pour leur travail est une terrible nouvelle et indique l’échec du gouvernement mexicain à respecter ses promesses publiques de mettre un terme à la culture de l’impunité”, a-t-il ajouté.

L’agence de protection des journalistes a indiqué qu’à travers le monde, le nombre de  journalistes pris pour cibles pour leurs reportages avait baissé au cours des deux dernières années avec seulement 17 à la date du 15 décembre 2017 comparé aux 18 enregistrés pour toute l’année 2016.

Le communiqué indique que la raison de cette récente baisse n’est pas claire et pourrait être attribuée à plusieurs facteurs parmi lesquelles l’autocensure, les efforts visant à attirer l’opinion internationale sur la question de la lutte contre l’impunité et le recours à d’autres moyens tels que l’emprisonnement pour réduire au silence les journalistes critiques.

Huit (ou 19 pour cent) des journalistes tués en 2017 sont des femmes, a révélé une étude menée par le CPJ. La moyenne historique tourne autour de sept pour cent.

"Nous sommes préoccupés par ce chiffre alarmant et nous soulignons que certains des plus éminents journalistes tués l’année dernière étaient des femmes parmi lesquelles Kim Wall, Miroslava Breach et Daphne Caruana Galizia", a déclaré Simon.

Un tiers des journalistes tués en général étaient des indépendants. Les raisons politiques prennent le dessus, suivies des guerres; le travail de cameraman constitue l’emploi le plus dangereux.

Le CPJ a commencé à rassembler les dossiers détaillés sur tous les meurtres relatifs à des journalistes en 1992. Le CPJ estime qu’un cas est pris en considération son administration est certaine de manière raisonnable qu’il a été tué en guise de représailles directes pour son travail, dans des échanges de tirs ou lors d’une mission dangereuse. La liste dressée par le CPJ n’inclut pas les journalistes décédés des suites d’un accident de voiture ou de crash d’avion.
-0- PANA MA/ASA/TBM/SOC  21déc2017

21 décembre 2017 20:09:37




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