Attaques rebelles dans plusieurs localités du sud burundais

Bujumbura- Burundi (PANA) -- L'insécurité grandissante dans plusieurs régions du Burundi a gagné, plus intensément encore, le sud du pays où des attaques massives, attribuées à la rébellion, sont signalées depuis vendredi matin dans l'une des rares zones jusque-là relativement calme, rapporte-t-on de source militaire.
Une colonne estimée à 100 éléments rebelles puissamment armés par le porte-parole de l'armée régulière, le colonel Augustin Nzabampema, a déferlé sur le centre paroissial de la localité de Butwe, dans la province de Bururi (sud du Burundi) dont elle a ensuite pillé les boutiques et les pharmacies, emportant des marchandises, des médicaments et de l'argent.
Les villages avoisinants ont de leur côté subi des incendies, toujours attribués à la bande rebelle par le porte-parole de l'armée qui, par ailleurs, a déploré la destruction par le feu, de la zone voisine de Gasarenda, toujours dans la commune de Matana.
L'attaque a toutefois épargné les civils et les seuls dégâts humains rapportés par diverses sources concordantes contactées par la PANA dans la région, font état d'un militaire blessé dans une embuscade tendue dans la foulée à un camion gouvernemental de transport de troupes.
Les assaillants auraient progressé le même jour vers la commune de Songa, voisine de Matana, toujours dans la province de Bururi où les mêmes scènes de pillages et d'incendies de maisons d'habitation et de boutiques sont signalées.
Le passage des rebelles aurait également provoqué un début de panique généralisée au sein de la population des communes visées et des gens fuient massivement leurs résidences vers des zones plus sécurisées, selon encore l'armée régulière.
La campagne rebelle à travers plusieurs régions du centre, de l'est et autour de Bujumbura a débuté au début du mois de mars dernier, poussant sur la route de l'exil plusieurs centaines de milliers de civils démunis.
Elle a lieu sur fond de tractations entre le gouvernement du major Pierre Buyoya et le chef du principal mouvement rebelle des Forces pour la Défense de la Démocratie (FDD), le colonel Jean Bosco Ndayikengurukiye, en vue d'un cessez-le-feu.
Les deux hommes se sont rencontrés mardi et mercredi derniers à Libreville, au Gabon, sans parvenir à grands résultats sur la question.

21 avril 2001 19:47:00




xhtml CSS