Atelier sur le renforcement des capacités des Organisations de la Société civile sur la traite des enfants dans l'espace CEDEAO

Bamako, Mali (PANA) - La ville de Sikasso (Sud du Mali) a abrité un atelier de renforcement de capacités des Organisations de la Société civile du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire sur l’application des accords bilatéraux sur la traite des enfants dans l’espace CEDEAO, a rapporté, lundi, l’Agence Malienne de Presse (AMAP).

Organisé par l’ONG «Save the Children» dans le cadre du projet d’appui aux enfants et jeunes migrants (PRAEJEM), cet atelier visait à contribuer au renforcement des capacités de ces organisations cibles en matière de plaidoyer afin d’assurer une mise en œuvre effective des accords bilatéraux signés au sein de l’espace CEDEAO, notamment entre le Burkina Faso et le Mali en 2004, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire en 2013 et entre le Mali et la Côte d’Ivoire en 2000.

Le phénomène de la migration nationale et transfrontalière des enfants et des jeunes travailleurs en Afrique de l’Ouest a pris une ampleur préoccupante depuis plus d’une dizaine d’années en raison de multiples crises, des conflits armés et des catastrophes naturelles.

Cette situation s’est accentuée dans les trois pays qui ont des systèmes institutionnels de protection sociale relativement faibles. L’évolution des différentes agences de protection et les travaux de capitalisation réalisés dans la sous-région ont montré qu’il fallait dépasser la seule stratégie d’interception et de retour systématique des enfants dans leurs pays d’origine pour s’orienter désormais vers une approche de mobilité.

Selon les initiateurs de l’atelier, diverses difficultés sont apparues dans l’application des différents accords, conventions et mécanismes internationaux d’où l’importance d’un plaidoyer fort auprès des Etats de la CEDEAO.

Financé par l’Union européenne, le PRAEJEM vise à amener le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire à appliquer les accords bilatéraux qu’ils ont librement signés pour assurer une meilleure protection des enfants et des jeunes.

Au cours de l’atelier, la directrice régionale de la Promotion de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Mme Awa Bocoum Guindo a souligné qu’il existe diverses formes de mobilité des enfants. «Si certaines sont par essence criminelle, rimant avec risques et vulnérabilité, d’autres sont des opportunités de développement», a-t-elle assuré. Pour elle, le dispositif juridique de protection des enfants et des jeunes contre les effets pervers de la mobilité est bien fourni avec les nombreux accords signés entre les différents pays de la sous-région.

Une quarantaine de responsables des Organisations de la Société civile et partenaires ont pris part à l’atelier.
-0- PANA GT/IS/IBA 25juil2016

25 juillet 2016 16:24:46




xhtml CSS