Arrivée d'un convoi humanitaire des Nations unies destinée à des déplacés libyens dans l'Ouest

Tripoli, Libye (PANA) -  Le Programme alimentaire mondiale (PAM) et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugié (HCR) ont conduit en commun un convoi humanitaire destiné à des milliers de déplacés libyens à l'ouest du pays, en raison des derniers affrontements près de Tripoli, notamment à Ouerchefana.

"En dépit des conditions sécuritaires agitées en Libye et des risques, le PAM a réussi à reprendre ses opérations de distribution d'aide alimentaire dans le pays", a indiqué Mohamed Diab, directeur régional du PAM pour le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, l'Asie centrale et l'Europe de l'Est, dans un communiqué conjoint avec le HCR publié mardi sur le site de la Mission d'Appui des Nations unies en Libye (Manul).

"Nous sommes en train d'évaluer la situation sur le terrain et les aides seront augmentées de manière à répondre aux besoins des habitants", a-t-il ajouté.

Le convoi est composé de sept camions allant vers les villes de Zenten, Gharyan et Tarhouna (ouest) et offrira des aides à quelque 6.700 personnes pour une durée d'un mois au moins.

L'aide porte sur plus de 1.300 rations alimentaires dont chacune suffit à une famille de cinq individus pour un mois. Elle est constituée de farine de blé, de pattes alimentaires et de concentrés de tomate ainsi que de produits d'hygiène personnelle.

De son côté, le bureau du HCR en Libye a affirmé  qu'il "est très difficile d'accéder aux personnes sinistrées pour leur apporter l'aide dont elles ont grand besoin, vu que les affrontements et les combats sont toujours en cours, ce qui fait augmenter les besoins de ces habitants jour après jour. Nous avons besoin d'être capables de répondre au moment opportun. L'aide existe en quantité mais cela exige que nous puissions accéder aux zones sinistrées", a-t-il ajouté.

La Manul et les comités locaux chargés des crises estiment le total des déplacés à l'intérieur de la Libye à 140.000 personnes dont les besoins imposent de grands défis.

C'est la seconde fois que le HCR envoie, en collaboration avec ses partenaires, l'association Tahar Zaouia et la Croix-rouge internationale (Cicr), des aides humanitaires à travers des frontières aux réfugiés fuyant les combats à Tripoli. Le premier convoi était arrivé le 18 août pour secourir 12.000 déplacés à Zaouia (50 km, ouest de Tripoli).

Des affrontements opposent depuis six semaines au moins des groupes armés d'obédience islamiste de la Chambre des opérations des révolutionnaires de Libye alliées avec des brigades du "Bouclier de Libye" pour la région Ouest qui regroupent des formations armées d'affiliation tribale des zones de l'Ouest du pays, du Djebel Nefoussa et la Brigade des "Foursan" issue  de Janzour et la force mobile déployée à Janzour, d'une part et le Bataillon de Ouerchefana qui englobe également diverses composantes tribales et militaires.

La ville de Ouerchefana a été déclarée zone sinistrée par le gouvernement libyen qui a appelé jeudi les forces politiques et la Société civile à mobiliser leurs moyens pour sauver les vies et préserver les biens des citoyens.

Human Right's Watch (Hrw) a affirmé de son côté, dans un rapport publié dernièrement, que les actes commis par les milices armées en confrontation dans la capitale libyenne, Tripoli et sa périphérie, notamment les attaques contre les civils et les biens privés à Tripoli, sont assimilables à des "crimes de guerre".
-0- PANA BY/BEH/IBA   23septembre2014

23 september 2014 17:06:42




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