Approbation d'un plan radical de lutte contre le VIH/SIDA à Nairobi

Nairobi- Kenya (PANA) -- Un sommet regroupant des Personnes vivant avec le SIDA, des responsables de commissions sur le SIDA, des représentants de gouvernement, d'organisations pour le développement et d'agences des Nations unies ont approuvé un plan radical pour mettre fin à la progression du SIDA, particulièrement en Afrique sub- saharienne, ont déclaré ses organisateurs à Nairobi lundi.
En préconisant une nouvelle approche pour promouvoir des relations sexuelles protégées, l'accès au dépistage et aux médicaments ainsi que la responsabilisation, le sommet a déclaré que l'approche ABC n'avait pas réussi à arrêter les nouvelles infections découlant de rapports sexuels non-consensuels, surtout chez les femmmes et qu'elle excluait les enfants nés avec le virus.
Réunis sous l'égide du sommet citoyen mondial dans la capitale kenyane du 27 au 29 mai et représentant 32 pays du monde, les citoyens ont approuvé un plan de dépistage du VIH universel, le conseil et dépistage à l'initiative du soignant proposé par l'OMS/ONUSIDA, une gestion plus responsables des fonds destinés à la lutte contre le SIDA et un financement durable des stratégies de lutte contre le VIH.
"De nombreuses personnes en Afrique découvrent qu'elles sont séropositives quand elles sont trop malades et que leur séropositivité est déjà compromise, l'Afrique ne peut donc continuer à argumenter sur des tactiques de lutte contre le VIH et le SIDA quand le problème du dépistage se pose", a déclaré Wasai Nanjakululu, directeur du Centre international d'étude sur le VIH et le SIDA d'OXFAM.
"Ce qu'il faut désormais, c'est une stratégie décisive pour stopper les nouvelles infections.
Nous devons promouvoir le droit des personnes à s'assurer de leur statut suffisamment tôt pour leur permettre de vivre dignement face au VIH et au SIDA, a déclaré Leonard Okello, responsable du VIH d'ActionAid.
"L'église doit également penser différemment et si des rapports sexuels protégés sont la méthode à adopter, il faut l'accepter", a pour sa part déclaré l'archevêque de l'église anglicane du Kenya, Benjamin Nzimbi, lors de la cérémonie de clôture du sommet.
Les citoyens ont également préconisé des stratégies de lutte contre le SIDA qui soient mieux intégrées dans les systèmes de soins de santé primaires et une meilleure coordination des ressources utilisées dans la lutte contre le VIH par le gouvernement.
Ils ont invité les bailleurs à acheminer leurs financements par le biais du Fonds mondial, un organisme professionnel et sans idéologie, qui compte des représentants des gouvernements du Nord et du Sud, ainsi que des organisations de la Société civile.
Les décisions des mécanismes bilatéraux auxquelles certains bailleurs ont eu recours au lieu de soutenir le Fonds mondial sont entourées de secret et les agences d'aide bilatérale ne sont pas représentées dans les structures de prise de décision, selon le communiqué.
En invitant les gouvernements du Sud à faire preuve de plus d'esprit d'innovation et à moins dépendre des donateurs, les citoyens ont préconisé une taxe obligatoire pour le SIDA et la mise en place de fonds nationaux pour la lutte contre le SIDA, avec les bénéfices des fonds de pension des citoyens et des fonds pour la sécurité sociale nationale.
Le sommet a également demandé la publication des comptes des organisations de la Société civile internationales et locales dans le cadre d'un nouveau code régissant les pratiques des organisations non6gouvernementales, afin d'encourager la transparence et la responsabilité.

08 juin 2009 17:53:00




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