Appel pour plus de soutien aux victimes de la pandémie

Monrovia- Liberia (PANA) -- Les participants à un atelier sur le VIH/SIDA qui vient de s'achever à Monrovia ont recommandé la prise de mesures incitatives en vue de la mise sur pied d'une Association des Personnes vivant avec le VIH (PLAWA).
La rencontre, organisée par le gouvernement libérien avec l'aide du Groupe thématique national de l'ONU sur le VIH/SIDA, a en effet émis le souhait que le gouvernement fournisse des incitations salariales et des antirétroviraux, ainsi que d'autres formes de protection aux 10 premières personnes infectées qui se présenteront pour former cette association.
Les participants à cet atelier de trois jours qui a regroupé quelque 300 participants issus de tous les secteurs de la société libérienne, en ont aussi appelé à la création de structures de soutien communautaires pour les personnes qui vivent avec le VIH/SIDA.
La rencontre s'inscrivant dans le cadre du suivi du Forum africain de Développement organisé à Addis Abéba, en Ethiopie, en décembre 2000, et qui avait réuni tous les pays afin de définir une stratégie de lutte contre le VIH/SIDA.
Il n'existe au Liberia aucun groupe qui représente les personnes vivant avec le VIH/SIDA? Cet état de fait serait apparemment dû à la stigmatisation, par les populations, des personnes qui souffrent de ce mal incurable.
Le taux de prévalence du VIH au Liberia était de 8,2% en 1998 pour une population d'environ trois millions d'habitants, le ratio entre les hommes et les femmes étant de 1 pour trois.
En outre, 8% de l'ensemble des malades du SIDA appartiennent à la tranche d'âge de 20-39 ans, alors que la répartition des cas par profession montre que les personnels de sécurité, les ménagères et les petits commerçants constituent 60ù des cas.
L'atelier a aussi recommandé l'élaboration d'un cadre stratégique élargi qui intégrerait des textes de lois traitant de la prévention et de la gestion du VIH/SIDA aux niveaux individuel, familial, communautaire et national.
Il a aussi préconisé la mise en oeuvre "d'une forte volonté politique", notamment par la création d'une unité logée à la présidence et qui serait chargée de coordonner les activités de lutte contre le VIH/SIDA au niveau le plus élevé, tandis que le président devra faire régulièrement des déclarations sur les questions liées à cette affection, à sa pérvention et à sa gestion.
Les participants ont indiqué que les leaders traditionnels devraient chercher à décourager les croyances et les pratiques cuturelles nocives, en particulier les mutilations génitales féminines, les entraves à l'héritage des femmes, la violence culturelle et institutionnelle ainsi que les mariages précoces et forcés.
Ils ont souhaité le renforcement du système de surveillance du SIDA et des bases de données relatives à cette maladie pour, à terme, permettre leur utilisation aux plans national et international, ainsi que l'instauration d'un partenariat multisectoriel national et international.
La recommandation en 15 points s'intéresse à une large gamme d'autres questions, comme l'éducation sexuelle dans les écoles, l'assistance aux groupes de jeunes qui mènent des campagnes de sensibilisation au danger du VIH/SIDA, l'allocation d'une enveloppe budgétaire suffisante pour la lutte contre la pandémie, la prise en charge des orphelins du VIH/SIDA et une sensibilisation maximale à la menace que pose cette affection.

21 avril 2001 10:48:00




xhtml CSS