Appel de l'UE aux parties engagées pour la paix en Somalie

Bruxelles- Belgique (PANA) -- L'Union européenne (UE) a lancé un appel urgent à toutes les parties engagées dans les institutions de la transition en Somalie à cesser "immédiatement" toutes les hostilités sur "tous les fronts".
Dans un communiqué officiel publié lundi à Bruxelles, l'UE souligne le caractère transitoire des institutions mises en place en Somalie et estime que toutes les décisions doivent être consensuelles et fondées sur le compromis avec la participation de toutes les parties.
L'UE s'inquiète en outre du fait que l'absence de consensus sur les questions importantes comme la sécurité et la réinstallation ne provoque des divisions susceptibles de compromettre le processus de paix en cours.
Considérant qu'une telle évolution pourrait ébranler la confiance de la communauté internationale à l'égard des institutions de la transition, l'Union européenne appelle les parties engagées dans le processus de paix à "éviter de poser des "conditions préalables excessives et trop rigides".
Rappelant le caractère "inclusif" de la Conférence de réconciliation nationale en Somalie, les Vingt-cinq plaident pour le rétablissement "immédiat" d'un dialogue entre toutes les parties engagées dans les institutions de la transition, cela afin de permettre au Conseil des ministres et au Parlement de parvenir à un accord sur les questions de la réinstallation et de sécurité.
Pour l'UE, les parties somaliennes doivent engager des négociations pour une révision du plan de Mogadiscio devant aboutir à un accord sur la réinstallation du gouvernement fédéral de transition.
A cet égard un mécanisme de suivi devrait être instauré pour contrôler les progrès accomplis à tous les stades de la mise en oeuvre du processus de paix, cela y compris sur les programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.
L'UE tient à rappeler que la 24-ème session du Conseil des ministres de l'IGAD, organisée le 19 mars dernier et qui a porté sur le déploiement de l'IGASOM, demande que la première phase de cette opération soit suffisamment longue jusqu'à la formation des forces de sécurité dans des conditions acceptables par toutes les parties.
Celles-ci, estime l'Union européenne, doivent parvenir par consensus à un accord sur les sièges temporaires des institutions de la transition en attendant que la sécurité soit totalement rétablie dans la capitale, Mogadiscio.

11 avril 2005 20:47:00




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