Appel conjoint en faveur de la liberté de la presse

Dakar- Sénégal (PANA) -- L'ONU, l'UNESCO et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ont appelé, mardi, les journalistes à refuser de prêter leurs talents "aux marchands de haine", engageant ces derniers à "observer les règles de leur profession et à respecter, en toutes circonstances, le principe de l'impartialité.
Dans un message conjoint parvenu à la PANA, MM.
Kofi Annan, Koïchiro Matsuura et Mme Mary Robinson demandent en outre à la communauté internationale de défendre et de protéger le droit fondamental de la personne humaine "de recevoir et de Communiquer l'information, loin de toute censure, quel que soit le support et par-delà les frontières".
"La liberté de la presse est l'un des piliers de la démocratie, elle-même indispensable à tout développement socio- économique durable", déclarent les trois responsables onusiens dans leur message, émis à l'occasion de la célébration, le 3 mai prochain, de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Ils indiquent que le principe de la liberté de la presse "est de mieux en mieux compris et admis" depuis le 3 mai 1991, quand des journalistes africains se sont rassemblés dans la capitale namibienne, Windhoek, pour un séminaire régional sur la promotion de médias libres et pluralistes.
La Déclaration de Windhoek fut la première manifestation d'une série d'engagements, pris région par région, de défendre le droit qu'à toute personne, partout dans le monde, d'exprimer librement ses opinions et d'avoir accès à une diversité de sources d'information indépendantes, écrivent encore Annan, Matsuura et Mme Robinson dans leur message.
"Depuis 1991, la presse est devenue plus indépendante et pluraliste dans bon nombre de pays", se félicitent encore les trois hauts responsables des Nations Unies, qui relèvent que "les ondes ont été libéralisées et que les journalistes et autres travailleurs des médias "ont gagné en professionnalisme".
Soulignant qu'un nombre croissant de personnes disposent désormais d'un accès direct aux moyens de communication de masse grâce à l'Internet, ils relèvent cependant que la liberté d'expression est toujours fragile et n'est jamais définitivement acquise.
"Dans de nombreuses régions du monde, elle est menacée par des intérêts politiques, économiques, financiers, militaires, religieux, voire criminels", déplorent-ils à ce propos, affirmant que les journalistes dont le travail porte atteinte à ces intérêts ne sont pas à l'abri des intimidations, des actes de violence, de l'exil, de la prison, lorsqu'ils ne sont pas purement et simplement assassinés.
Ils émettent enfin l'espoir que la Conférence mondiale contre le racisme, la xénophobie, la discrimination raciale et l'intolérance qui y est associée, prévue en septembre prochain à Durban en Afrique du Sud, permettra de "trouver les moyens de renforcer les médias libres partout dans le monde".

24 avril 2001 13:51:00




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