Annie Flore Batchiellilys, nouvelle chouchou des médias gabonais

Libreville- Gabon (PANA) -- Primée "meilleur espoir féminin" le 2 novembre dernier en Afrique du Sud, lors de la soirée de remise des koras, Annie Flore Batchiellilys est l'artiste qui cartonne dans les boites de nuit, bars dancing et surtout, sur les antennes des stations de radio et de télévision où elle occupe la tête du hit-parade de la musique gabonaise.
La distinction décernée à Annie Flore Batchiellilys par les organisateurs des koras lui a sans nulle doute apporté le succès qu'elle n'a pas pu avoir pendant les premiers mois de promotion de son nouvel album "Diboty", commentait un chroniqueur de musique sur une station de radio locale.
Depuis la diffusion en direct d'Afrique du Sud, de la soirée de remise des koras en effet, le public gabonais a brusquement découvert que "la petite pleureuse nationale" jouait véritablement dans la cour des grands.
Et comme par un coup de bâton magique, sa musique inspirée de la tradition "punu", son ethnie, et colorée des fruits de ses voyages et recherches, suscite l'intérêt et l'engouement des disques jokeys et chroniqueurs de radio et de télévision qui pourtant, trouvaient peu avant, sa musique "pas assez dansante".
De jour comme de nuit, la très envoûtante voix d'Annie Flore Batchiellilys qui rappelle celle des divas du gospel et du blues enflamme les coeurs des passagers d'une voiture, des occupants d'un bar ou d'une boite de nuit.
L'artiste c'est ainsi frayée un espace non négligeable face au célèbre "ndombolo", au "zouk" et à la "mapouka" autre danses concurrentes jusqu'ici mieux connues.
Diboty (merci en langue "punu''), son dernier album tiré à 1000 exemplaires seulement, est naturellement le plus diffusé.
Dans cet opus, Annie Flore Batchiellilys remercie tous ceux qui ont cru en elle, à commencer par son maître, la grande figure de la musique gabonaise Pierre Akendngué.
Ce dernier en effet n'a jamais cessé de l'encourager depuis leur première rencontre en 1988, dans un conservatoire qu'il animait au Centre Culturel Français de Libreville, avec son mari, Didier Péans, un musicien français.
Quant à ses nombreux fans, Annie Flore se dit "comblée du fait que ma musique qui n'est autre que ma conviction, ma culture et mon émotion, c'est à dire un mélange bien éloignée donc de la musique commerciale, puisse intéresser autant".
"J'ai toujours les pieds sur terre", a-t-elle ajouté en rappelant que son premier album : "Afrique mon toit" qui l'avait révélé au grand public, était également un succès inoubliable.
C'est sous cette vague de sympathie qu'Annie Flore compte organiser un grand concert le 27 décembre prochain à Libreville, "avec certainement ma grand-mère, elle qui est ma source d'inspiration" et Lokua Kanza, prélude à une tournée en Afrique Centrale, à compter de mars 2003.
Annie Flore Batchiellilys qui aurait aimé faire carrière dans la mécanique, sa passion d'enfance, est également nominée parmi les meilleurs artistes de l'année au Gabon, par les organisateurs de la nuit des oscars de la musique gabonaise (OSMUGA) dont le verdict sera rendu ce 24 novembre.

23 Novembro 2002 18:45:00




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