Annan pour un renforcement de l'aide aux efforts de paix africains

Addis Abeba- Ethiopie (PANA) -- Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a appelé la communauté internationale à intensifier son appui aux efforts post-conflit de renforcement de la paix et de reconstruction en Afrique, tout en affirmant que les conflits armés entravent la croissance économique et le développement du continent.
Dans un message délivré à l'occasion de la réunion ministérielle de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique (TICAD), M.
Annan explique que les conflits armés et les autres formes de confrontations qui déchirent le continent africain ont infligé de considérables souffrances à des millions de personnes, détruit des infrastructures et des écosystèmes essentiels, provoquant une vague d'immigration et des déplacements de personnes.
"Au cours des dernières années, la communauté internationale a finalement reconnu que le règlement des conflits requiert l'adoption d'une démarche globale dans le cadre de laquelle les parties émergeant d'un conflit auront besoin d'aide, non seulement pour négocier des accords de paix, mais également pour construire et consolider la paix", a-t-il affirmé.
De même, M.
Annan a également fait remarquer qu'un trop grand nombre de pays sont retombés dans la violence lorsque les efforts de consolidation de la paix ou d'instauration de la stabilité n'étaient pas assez fermes ou soutenus.
Le patron des Nations unies a rendu hommage au gouvernement du Japon qui a organisé la réunion en collaboration avec le système des Nations unies et d'autres partenaires, notamment la Coalition mondiale pour l'Afrique.
Cependant, le premier vice-ministre des Affaires étrangères, Yasuhisa Shiozaki, qui préside la rencontre, a exhorté les participants à échanger des vues sur la manière dont une paix durable pourrait être réalisée en se fondant sur les expériences africaines et asiatiques.
"Nous savons tous que le processus de consolidation de la paix est une entreprise complexe qui requiert l'adoption d'une approche à plusieurs facettes.
"Après avoir entendu pendant des années les plaintes et gémissements des populations, nous avons commencé à noter, dans de nombreux pays et régions d'Afrique, une tendance positive vers la réalisation d'une paix durable.
"C'est le fruit des propres efforts de l'Afrique ou de la responsabilisation du continent, ainsi que des partenariats créés par la communauté internationale", a affirmé M.
Shiozaki.
Il a notamment mentionné le Mozambique, l'Angola et le Rwanda comme exemples de pays qui, après être sortis d'un conflit au cours de la dernière décennie, ont oeuvré avec constance en faveur de la consolidation de la paix.
Les délégations de 71 pays, 28 organisations internationales et 18 organisations non gouvernementales et organisations de la société civile participent à la rencontre de deux jours.
M.
Shiozaki a affirmé que le Japon a organisé la réunion dans le cadre des efforts actuels qui visent à assurer le suivi de la TICAD II qui s'était tenue en novembre 2006, à Tokyo.
La TICAD IV aura lieu en 2008, a-t-il ajouté.
La prise en charge des importants déficits économiques et sociaux liés à la reconstruction post-conflit en Afrique offre des opportunités, mais elle s'accompagne également de problèmes, note le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Néanmoins, les conflits africains retiennent moins l'attention des médias internationaux que les conflits plus "visibles" qui se déroulent dans d'autres régions, fait encore remarquer le PNUD dans un document publié sur le site de la conférence.
"L'appui de la communauté internationale en vue de la définition d'un cadre sécuritaire pour le redressement a été beaucoup moins ferme en Afrique que dans d'autres parties du monde", estime l'agence onusienne.

16 février 2006 12:35:00




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