Al-Bashir estime que la partition du Sud-Soudan pourrait redynamiser une révolution de 20 ans

Khartoum, Sudan (PANA) – Le président du Soudan, Omar Al-Bashir, a estimé vendredi que la  partition du Sud-Soudan ne signifie pas la fin d'une révolution qu'il a dirigée depuis 1989.

"Ce sera plutôt un stimulant pour la poursuite de l'application de la loi islamique, la charia, au grand malheur de nos détracteurs ", a-t-il déclaré au cours d'une cérémonie d'inauguration d'un nouveau pont construit par des sociétés turques à Khartoum.

Le Sud Soudan ira aux urnes dimanche pour décider de la partition ou non d'avec le Soudan.

D'après les premières indications, les populations  du Sud Soudan vont probablement voter pour la partition.

“Pour ceux qui croient que la partition du Sud signifie la fin de la National Salvation Revolution (la révolution pour le salut national), nous disons qu'elle donne naissance à une nouvelle révolution pour le salut, une nouvelle restructuration du pays et sa reconstruction et nous allons continuer à faire mal à nos ennemis tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays”, a affirmé le président Bashir.

Al Bashir est venu au pouvoir en juin 1989, à la faveur d'un coup d'état sans effusion de sang avec sa Révolution pour le salut national, qui a poursuivi l'application de la loi islamique, la charia, n'excluant pas les non musulmans au Sud avec des peines sévères telles que l'amputation d'une main en cas de vol avéré et d'une jambe en cas de rébellion contre le leader musulman.

“La charia ne porte pas seulement sur les peines. L'application des peines qui font mal aux ennemis de la loi islamique va se poursuivre“, a souligné le président qui a ajouté : “Nous allons infliger ces peines pour protéger notre jeunesse, nos enfants, nos valeurs morales, nos principes et notre société”.

La partition du Sud va également signifier que le gouvernement de Khartoum va perdre plus de 80 pour cent des revenus qu'il tirait de l'exportation du pétrole, puisque la plus grande quantité de pétrole se trouve dans la région sud.

Dans une réaction préventive, le gouvernement de Khartoum a annoncé la hausse des prix du carburant, du sucre et de quelques denrées et services de première nécessité.

De telles hausses avaient provoqué par le passé des soulèvements populaires, dont celui de 1986 qui a mis fin au régime du maréchal Gaffar Nimeiri (1969-1986).

Mais le président Bashir a indiqué ce vendredi, que la hausse des prix de certaines denrées, bien que rejetée par certains analystes, va générer davantage de fonds pour financer les projets de développement.

-0- PANA OM/BOS/ASA/TBM/SOC  07jan2011

07 janvier 2011 20:57:55




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