Africains et Arabes pour un Plan d'action de partenariat 2011-2016

Syrte- Libye (PANA) -- Un Plan d'action conjoint de partenariat des pays arabes et africains pour la période 2011-2016, qui sera exécuté conformément aux orientations politiques du Sommet afro-arabe, qui a pris fin dimanche à Syrte (centre de la Libye), prévoit les domaines prioritaires pour les deux régions dans les secteurs politique, économique et énergétique, ainsi qu'en matière de gestion des ressources en eau.
Ce plan, qui table également sur le renforcement de la coopération arabo- africaine en matière de sécurité, des infrastructures, de qualification des ressources humaines, d'agriculture et de sécurité alimentaire et des échanges culturels, fixe les objectifs escomptés et les activités attendues qui requièrent l'engagement des Etats africains et arabes, la Société civile et les centres de recherche, indique-t-on de source proche du Sommet afro-arabe.
Les activités, qui découlent du domaine du partenariat, seront financées par des ressources actuelles et nouvelles, y compris internationales, la Société civile et les investisseurs du secteur privé.
Ce plan sera enrichi par l'ajout d'autres secteurs contenus dans la stratégie durant sa mise en œuvre.
Les vastes domaines seront détaillés sous forme de programmes et de projets prioritaires.
Dans le domaine de la coopération politique, ce plan a pour objectifs, entre autre, de cristalliser des positions sur les questions régionales et internationales relatives à la paix et à la sécurité et de promouvoir l'établissement de relations diplomatiques entre les Etats arabes et africains.
Il s'agit également de mener des consultations régulières à tous les niveaux et de tenir des réunions de consultation entre les conseils africains et arabes de paix et de sécurité, de contribuer mutuellement aux troupes et à l'équipement dans les opérations conjointes pour le maintien de la paix en Afrique et dans le monde arabe, ainsi qu'aux activités conjointes dans les efforts de reconstruction post-conflit.
Soutenir davantage les efforts de médiation, partager plus d'informations et lutter contre la piraterie, outre la coordination des positions lors de fora internationaux relatifs à la paix et à la sécurité dans le monde et l'établissement d'un mécanisme de coordination au niveau des ambassadeurs et représentants permanents, notamment à Addis-Abeba, au Caire, à New York et à Genève sont autant d'actions prévues également par ce Plan de partenariat arabo-africain.
Le plan stipule, aussi, l'échange d'informations et la lutte contre le terrorisme, la piraterie et la coopération dans la lutte contre les crimes organisés transfrontaliers comme le trafic de drogue et des êtres humains, le blanchiment d'argent et le trafic d'armes et le paiement de rançon pour la libération d'otages, ainsi que la promotion de la sensibilisation des populations africaines et arabes sur les conflits armés et leurs ramifications à travers des campagnes médiatiques.
Concernant la coopération économique et financière, le plan ambitionne de fournir aux investisseurs potentiels des informations fiables, détaillées et actualisés, faciliter l'interaction entre les investisseurs, les régions et les décideurs politiques dans le but de disséminer des informations sur les possibilités d'investissement et de déterminer les possibilités d'investissement dans les pays et les régions.
La création d'un environnement propice aux activités d'investissement dans les pays et les régions, l'assistance aux investisseurs potentiels à surmonter les difficultés financières et l'amélioration et l'harmonisation des politiques dans le monde arabe et en Afrique relatives à l'environnement de l'investissement et du commerce figurent également parmi les objectifs du plan.
Au volet commercial, le plan vise à créer une forte volonté politique en vue de renforcer la coopération entre les deux régions, à adopter des politiques en matière de productivité qui tiennent compte de la qualité conformément aux standards internationaux, à prendre toutes les mesures nécessaires pour encourager le secteur privé à jouer un rôle plus actif et à faciliter la circulation des biens, des services et des capitaux entre les deux régions dans la perspective de créer une zone de libre-échange.
A propos des énergies renouvelables et des liaisons électriques, le plan plaide pour une exploitation optimale des ressources hydriques et d'autres sources comme l'énergie solaire, éolienne, biomasse, nucléaire et autres sources traditionnelles (pétrole et gaz), la mise en œuvre de stations d'énergie et de centrales d'énergie éolienne en Afrique et dans le monde arabe et le renforcement de la position vis-à-vis des initiatives et de projets régionaux et nationaux dans l'exploitation des énergies renouvelables.
Les ressources en eau figurent également en bonne place dans ce plan qui prévoit l'utilisation de manière durable des ressources hydriques disponibles sur le continent et l'amélioration de leur exploitation, l'expansion dans la construction de barrages en vue d'éviter les pertes en eau, l'établissement de systèmes d'irrigation et l'élaboration d'études stratégiques pour déterminer les horizons de développement durables dans les ressources en eau pour en tirer profit au maximum.
La coopération en matière d'agriculture et de sécurité alimentaire est également prévue par ce plan qui s'inspire du Plan d'action conjoint détaillé (PAC) adopté par la réunion ministérielle afro-arabe à Sharm El-Cheikh (Egypte) en février 2010.
Le plan repose sur quatre principales initiatives, à savoir: l'intensification agricole, les réserves stratégiques alimentaires, le commerce et l'accès aux marchés, la recherche et le développement agricoles et le transfert de technologies.
Sur le plan culturel, le plan recommande le renforcement et l'amélioration du bien-être social, la lutte contre l'usage de la drogue et les produits dopants, la formation de la femme pour l'intégrer dans le processus global de développement, la réalisation d'une connaissance mutuelle entre les populations africaines et arabes, le renforcement de l'échange culturel entre les deux régions et l'encouragement du dialogue entre chercheurs, universitaires et hommes d'affaires des deux régions.
On note que plus d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement ont participé à Syrte à ce 2ème Sommet afro-arabe.

11 octobre 2010 09:09:00




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