Adoption d'un projet de marché africain des aliments de base

Lomé- Togo (PANA) -- Les ministres de l'Agriculture des pays membres de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), réunis vendredi et samedi à Lomé au Togo, ont adopté un projet de document relatif à un marché commun des produits alimentaires de base en Afrique.
Le document, intitulé "Intégration économique et sécurité alimentaire en Afrique", sera soumis à l'appréciation des chefs d'Etat et de gouvernement lors du 37è sommet de l'OUA prévu en juillet 2001 à Lusaka en Zambie.
Son objectif est de faire en sorte que les pays excédentaires comblent les besoins des pays déficitaires.
A l'issue de leurs travaux, sous l'égide de l'OUA et de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), les experts et les ministres de l'Agriculture de l'Afrique ont adopté des recommandations devant permettre la mise en oeuvre du projet de marché commun.
Ils ont notamment relevé la nécessité d'améliorer la productivité et la compétitivité en introduisant des variétés à haut rendement et en utilisant des engrais à des prix raisonnables.
Ils ont demandé également l'exploitation harmonieuse des ressources naturelles sans porter préjudice à l'environnement, la promotion de la recherche technologique dans l'agriculture et la création d'institutions de crédit appropriées pour soutenir les petits exploitants agricoles.
Clôturant les travaux, le Premier ministre togolais, Messan Agbéyomé Kodjo, a indiqué que "la sécurité alimentaire sera un enjeu clé du 21è siècle.
Car, a-t-il dit, "la terre compte toujours selon les estimations de la FAO plus 840 millions de personnes qui souffrent de la faim et de sous-alimentation, en raison d'une personne sur cinq dans les pays en développement.
Il s'est réjoui du fait que "les travaux de la rencontre ont permis d'accomplir de grands pas dans le sens de la réalisation de ce marché commun même s'il s'est avéré que des travaux complémentaires sont nécessaires avant la validation du document final qui doit être soumis au 37è sommet de l'OUA".
Ce qui nous importe aujourd'hui, a-t-il déclaré, "c'est la mise en oeuvre d'actions concrètes permettant de donner rapidement corps à ce marché commun".
Comme le Premier ministre togolais, presque tous les participants à cet atelier ont reconnu que "ce marché est possible, mais que sa réalisation ne sera pas facile".
Les problèmes à surmonter, ont-ils dit, sont ceux de la réglementation, de l'harmonisation des politiques et d'égoïsmes nationaux qui existent encore".
Les travaux ont connu la participation du directeur général de la FAO, Jacques Diouf, et du secrétaire général adjoint de l'OUA, Lawrence Agubuzu.

22 avril 2001 20:33:00




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