Abidjan paralysée par l’opération « ville morte » à l'appel de Ouattara

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) - L’appel à la grève générale lancée par Alassane Ouattara, proclamé vainqueur de la présidentielle ivoirienne par la Commission électorale indépendante (CEI) et reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale, a été bien suivi par endroits à Abidjan, a constaté sur place la PANA.

Les taxis intercommunaux et les mini-cars appelés communément "Gbakas", assurant le transport en commun, n’ont pas circulé dans certains quartiers d’Abidjan, notamment dans le grand centre commercial d’Adjamé où magasins et commerces n’ont pas ouvert.

Le constat est le même à Abobo où les véhicules ont carrément garé, laissant les rues habituellement bouillantes, quasi vides.

Néanmoins, c’est tout le contraire à Yopougon, la plus grande commune d’Abidjan, où les taxis communaux circulent et les commerces sont ouverts.

Au Plateau, le quartier d’affaires, l’ambiance est morose même si les magasins et services administratifs ont fonctionné normalement.

Le camp Ouattara a appelé à la « désobéissance civile jusqu’à obtenir le départ de Laurent Gbagbo », proclamé vainqueur du second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier par le Conseil constitutionnel.

Ce troisième appel à la grève est exécuté alors que le Premier ministre kenyan Raïla Odinga est présent dans le pays depuis lundi pour tenter une nouvelle médiation dans la crise née de l’élection présidentielle.

Les discussions avec les protagonistes entamées lundi, se poursuivaient mardi, alors que la tension reste très vive dans le pays.

-0- PANA GB/TBM/SOC  18jan2011

18 janvier 2011 19:43:12




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