Abdou Diouf dédramatise la mobilisation contre le Sommet de l’OIF à Kinshasa

Paris, France (PANA) – Le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a estimé vendredi à Paris qu’il ne fallait pas seulement tenir compte de la frange de l’opposition congolaise farouchement opposée à la tenue du XIVème sommet de son institution du 12 au 14 octobre à Kinshasa.

"Il y a aussi et ils sont nombreux, des opposants, des représentants de la Société civile et des militants actifs dans le domaine des droits de l’Homme qui veulent que le rendez-vous francophone ait lieu à Kinshasa", a rappelé l’ancien chef de l’Etat sénégalais dans un entretien accordé à la PANA.

Il a également souligné que de nombreux Congolais pensent que le Sommet sera "une occasion unique pour faire entendre leur voix, faire passer des messages, faire avancer la démocratie dans leur pays".

"Je voudrais également vous rappeler que le sommet est d’abord une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie. Pour la première fois depuis 1986, elle aura lieu en Afrique centrale, une région qui constitue un réservoir important de francophones",  a-t-il martelé.

De nombreuses ONG françaises et congolaises ont tenté en vain d’obtenir la délocalisation du sommet de la Francophonie vers un autre pays francophone, estimant que sa tenue à Kinshasa va conforter le régime de Joseph Kabila et desservir la démocratie et les droits de l’Homme.

Après plusieurs mois d’hésitations, le président français François Hollande a annoncé le 29 août dernier qu’il se rendra à Kinshasa où il entend recevoir les opposants au président Joseph Kabila.

-0- PANA SEI/TBM/IBA 28septembre2012

28 septembre 2012 16:06:41




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