ATT se réjouit des progrès de la démocratie en Afrique

Bamako- Mali (PANA) -- Le président Malien Amadou Toumani Touré (ATT) a estimé dimanche à Bamako que la démocratie a accompli d'énormes progrès en Afrique "où un homme politique peut désormais perdre le pouvoir sans perdre sa vie ou être contraint à l'exil".
S'exprimant à l'ouverture d'un symposium international sur les pratiques de la démocratie, des droits et libertés dans l'espace francophone, le chef de l'Etat malien a affirmé que l'alternance démocratique n'est plus une exception en Afrique.
"Nous pouvons nous réjouir des progrès notables de la démocratie dans l'espace francophone au cours des quinze dernières années.
Le pluralisme politique s'affirme, notamment en Afrique, comme en témoignent les différentes conquêtes du pouvoir d'Etat", s'est réjoui le président Touré.
"Désormais en Afrique, on peut accéder au pouvoir par les urnes et le perdre sans avoir à perdre sa vie ou être contraint à l'exil.
Ancien chef d'Etat, ce n'est plus une espèce rare, c'est devenu un statut", a-t-il poursuivi, en appelant l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à anticiper sur les conflits et les crises.
"Nous devons continuer à être intransigeants sur le respect des principes fondateurs de la démocratie, tout en ne perdant jamais l'initiative dans la gestion des crises qui émaillent souvent les processus démocratiques", a ajouté le chef de l'Etat malien.
Il a en outre insisté sur la contribution de l'OIF au renforcement de la démocratie dans ses Etats membres, soulignant "la contribution hautement appréciable" du Fonds francophone d'initiatives pour la démocratie, les droits de l'Homme et la paix.
"La problématique de l'anticipation doit rester au coeur de nos réflexions.
Dans la plupart des cas, les signes annonciateurs de convulsions politiques sont perceptibles.
Nous devons être en mesure de les décrypter plus tôt et prévenir les ruptures qui peuvent en résulter", a suggéré le président Touré.
"Je voudrais également saluer l'implication de la Francophonie dans la gestion des crises récentes en Côte d'Ivoire, au Togo et en Mauritanie en vue du retour de la paix et de la démocratie", a-t-il dit, en réaffirmant l'attache de son pays à la Déclaration de Bamako.
Quelque 300 participants représentant les Etats, la Société civile et les organisations internationales examineront pendant trois jours la déclaration adoptée en novembre 2000 par les Etats membres de l'OIF.
Le texte, réparti en cinq chapitres, proclame l'attachement des Etats francophones à la démocratie et refuse la prise de pouvoir par la force.
Il prescrit à cet effet au Secrétaire général de l'OIF de procéder à l'exclusion temporaire de tout pays membre théâtre d'un coup d'Etat militaire ou assimilé.
Le Togo et la Mauritanie avaient récemment été exclus de l'OIF en vertu de cette disposition.

06 novembre 2005 13:19:00




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