70 millions d'euros de la CE à la Mission de l'UA au Soudan

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- La Commission de l'Union africaine (UA) et la Commission européenne (CE) ont signé, vendredi, un accord de contribution de 70 millions d'euros pour le maintien de la mission de maintien de la paix africaine dans la région du Darfour (ouest du Soudan) déchirée par la guerre.
Ces fonds, mobilisés dans le cadre de la facilité de soutien à la paix en Afrique de la CE, va permettre le fonctionnement de la Mission de l'UA au Soudan pour les quatre prochains mois, ont indiqué des officiels de l'UA et de la CE à Addis-Abeba.
C'est le troisième accord de contribution entre les deux organisations pour un soutien de la Mission d'observation de l'UA au Darfour jusqu'au 10 avril 2006.
Le chef de la délégation de la CE Timothy Clarke a déclaré que cette contribution sera utilisée pour faire face aux frais de fonctionnement des différentes composantes de l'AMIS, qui sont les observateurs militaires et les officiers d'état-major, la police civile et la Force de protection.
Jusqu'ici, l'ensemble des contributions de la CE à l'AMIS par le biais de sa Facilité de soutien à la paix en Afrique s'éleve à 162 millions d'euros.
L'AMIS a pour mission de maintenir un degré de stabilité et de sécurité au Darfour afin de soutenir le processus de dialogue politique en cours à Abuja, au Nigeria.
"La signature de ce troisième accord de contribution est un signe de renouvellement de notre véritable engagement envers la paix et la sécurité en Afrique", a déclaré M.
Clarke, en insistant sur la détermination de la CE à aider au renforcement des capacités de l'UA afin qu'elle poursuive ses opérations de paix sur le continent.
M.
Clarke et le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'UA Said Djinnit ont signé cet accord au nom de leurs organisations respectives.
"Dès le tout début, a fait remarquer M.
Djinnit, la Mission africaine au Darfour a été confrontée à des problèmes financiers".
Alors que des discussions sont en cours pour une éventuelle reprise de l'opération militaire au Darfour par les Nations unies, M.
Djinnit a déclaré à la presse qu'aucune décision n'a été prise à ce sujet.
"La question est étudiée et fait l'objet de discussions au niveau de la Commission de l'UA.
Je suis convaincu qu'une décision importante sera prise en janvier (2006) en ce qui concerne le maintien de la Mission et les ressources nécessaires", a ajouté M.
Djinnit, en soulignant que la Commission de l'UA venait juste de conclure son évaluation sur le terrain de l'opération de l'AMIS.
Actuellement, l'AMIS devait disposer d'une force de protection de 5.
469 soldats, de 773 observateurs militaires et de 1.
560 policiers civils.
Mais en raison du retard du déploiement du Bataillon sud-africain dans la région, la Mission ne compte actuellement qu'un peu plus de 6.
000 éléments, personnel militaire et civil confondu.
Comme certains observateurs de la situation au Darfour l'ont souligné, ce n'est pas tant le nombre qui est essentiel en ce qui concerne le personnel de l'AMIS, mais sa capacité à mener sa mission à bien.
Au Darfour, la Commission de la CE et de l'UA le reconnaissent, l'Afrique a fait preuve de sa disposition et de sa capacité à planifier, diriger et conduire ses propres opérations de maintien de la paix avec le soutien de ses partenaires internationaux.
Dans un communiqué conjoint publié vendredi, les deux partenaires ont affirmé que la facilité pour le soutien de la paix en Afrique, "qui est rapidement devenue l'ossature financière de l'architecture émergente de paix et de sécurité de l'Afrique, devait être rapidement réapprovisionnée et renforcée pour soutenir ces efforts".

16 décembre 2005 15:46:00




xhtml CSS