600 ex-rebelles dans la nouvelle police nationale du Burundi

Bujumbura- Burundi (PANA) -- Quelque 600 ex-rebelles ont commencé depuis jeudi, à rejoindre les commissariats de la nouvelle police dans la capitale Burundaise, après un long passage dans des centres de cantonnement, apprend-on du ministre burundais de la sécurité publique à Bujumbura, Salvator Ntihabose.
Actuellement, quelque 4.
050 ex-rebelles attendent dans un site de cantonnement de Rugazi, à la périphérie Nord-ouest de Bujumbura, leur transfert dans les différents commissariats du pays pour servir dans la nouvelle police nationale, selon toujours le ministre Ntihabose.
Les opérations de transfert à l'intérieur du pays débutent samedi et devraient prendre fin d'ici le 29 Avril prochain, a dit le ministre de la Sécurité publique.
Les nouvelles recrues ne seront pas directement opérationnelles et une formation d'harmonisation des techniques policières avec leurs compagnons d'armes gouvernementaux sera préalablement organisée dans les commissariats, a précise Salvador Ntihabose.
Des experts de la police civile de l'opération des Nations Unies au Burundi (ONUB) ont commencé, depuis le mois de février dernier, à former des formateurs Burundais de la nouvelle police nationale intégrée.
En deux sessions de formation, 140 formateurs des formateurs sont sortis des écoles de l'ONUB et se trouvent déjà en place, dans les commissariat du pays.
Au terme des reformes sécuritaires prévues par une série d'accords de cessez le feu entre les ex-belligérants rebelles et gouvernementaux de la guerre civile de ces douze dernières années, le Burundi va disposer d'une nouvelle police nationale d'une taille de 20.
000 hommes.
L'ancienne police nationale disposait de moins de 8.
000 hommes attachés uniquement aux principaux centres urbains du pays.
Concernant le profil et les missions de la nouvelle police nationale, un accent particulier sera mis, dit-on, sur la formation d'une police, en s'assurant de son caractère ''démocratique et pleinement respectueux des droits de l'homme et des libertés fondamentales''.
Une cellule de la police civile a été mise en place au sein de l'ONUB, pour aider à ces taches, la formation de la nouvelle police nationale.
La cellule est constituée de 120 officiers de la police civile.
Dix d'entre eux sont des officiers d'état-major, 250 officiers formateurs et 85 conseillers techniques, à raison de cinq conseillers par province burundaise qui en compte 17 au total.

22 avril 2005 18:28:00




xhtml CSS