53 cas de la fièvre à virus Ebola dont 12 décès enregistrés dans l’Equateur

Kinshasa, RD Congo (PANA) - Cinquante-trois 53 cas dont 12 décès ont été enregistrés depuis la déclaration de la fièvre hémorragique à virus Ebola le 8 mai 2018, dans la province de l’Equateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo (Rdc) et plus précisément dans les zones de santé de Bikoro, Iboko, Wangata, indique un document du ministère congolais de la Santé remis, mardi, à la PANA.

Selon la source, trois cas suspects ont été enregistrés à Iboko, 13 cas probables dont 11 à Bikoro et deux à Iboko, et 37 cas confirmés dont 10 à Bikoro, 23 à Iboko et quatre à Wangata.  Un nouveau cas a été enregistré le 7 juin dans la zone de santé d’Iboko.

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les activités de surveillance et de suivi des contacts ont été intensifiées dans ces zones et les aires de santé voisines.

Arrivé dimanche à Kinshasa, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Gherre Yesus, s’est rendu, lundi, à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur, accompagné du ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga, pour un suivi dans la riposte contre cette pandémie.

Le week-end dernier, rappelle-t-on, un mois après la déclaration de cette épidémie, la 9ème survenue en RDC, le ministre Oly Ilunga avait indiqué que la chaîne de transmission a été identifiée et maîtrisée à Mbandaka et à Bikoro où l’on n'a plus recensé de cas confirmés depuis plus de 21 jours. Toutefois, il a souligné que le risque de propagation reste important en raison de la mobilité de la population.

Pour lui, le virus Ebola a un réservoir naturel dans la forêt équatoriale et la RDC devra s’attendre à une 10ème épidémie et s’y préparer. L’ancienne province de l’Equateur, a-t-il souligné, a déjà connu quatre épidémies sur les neuf survenues en RD Congo.

Depuis le 28 mai dernier, les équipes de Médecins sans Frontière (MSF), de l'OMS et du gouvernement congolais sont déployées dans ces zones en vue d’apporter leur contribution dans la vaccination contre cette pandémie.

Dans un communiqué, MSF avait fait savoir que le vaccin Ebola était l’une des composantes de la stratégie globale pour contenir l’épidémie. La stratégie consiste à vacciner les personnes de « l’anneau » qui constitue une zone de tampon, afin d’éviter la propagation du virus.

Ce vaccin à l’essai n’a pas encore été homologué, mais il est utilisé dans le cadre d’un protocole d’étude qui a été approuvé par les autorités nationales, le comité éthique à Kinshasa et le comité éthique de MSF.
-0-PANA KON/BEH/SOC 12juin2018

12 juin 2018 18:23:06




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