Praia- Cap-Vert (PANA) -- Le Ghana, l'Afrique du Sud, la Namibie et le Cap-Vert figurent parmi les 50 pays au monde où la liberté de la presse est une réalité, selon un rapport de l'organisation "Reporters Sans Frontières (RSF)", publié lundi à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Dans l'étude de RSF, qui prend en compte la situation de la communication sociale dans 175 pays dans le monde entier, Le Cap-Vert occupe la 44ème place sur le continent africain, derrrière le Ghana (27ème), l'Afrique du Sud (33ème) et la Namibie (35ème).
Dans ce dernier classement de RSF, cinq pays nordiques (le Danemark, la Finlande, l'Irlande, la Norvège et la Suède) se partagent les premières places, l'organisation considérant qu'il n'existe pas de menaces à la liberté de presse dans ces pays.
Les dernières places du classemement sont occupées par l'Erythrée, suivie de la Corée du Nord, du Turkménistan, de l'Iran, du Myanmar, de Cuba, du Laos et de la Chine.
Le rapport annuel de RSF relève que les Etats-Unis sont passés de la 36ème place à la 20ème place mondiale, "une ascension liée à l'effet Obama, qui a une approche moins agressive que celle de son prédécesseur George W.
Bush", selon l'ONG.
Toutefois, les Etats-Unis sont accusés de ne pas avoir le même traitement pour sa presse et celle des pays où sont positionnées ses troupes militaires (Irak et Afganistan).
Selon Repoters sans Frontières, plusieurs journalistes ont été arrêtés et blessés par des militaires américains dans ces deux pays.
L'organisation cite le président d'Iran, Mahmud Ahmadinejad, le Premier ministre de la Russie, Vladimir Poutine, le leader nord-coréen Kim Jong Il et le monarque de l'Arabie Saudite, le prince Abdallah, sur la liste des 40 "prédateurs de la liberté de la presse".