200 millions de dollars d’aide financière supplémentaire de la Banque mondiale au Congo

Brazzaville, Congo (PANA) - La Banque mondiale vient d’annoncer l’augmentation de son portefeuille au Congo passant de 850 millions de dollars à plus d’un milliard de dollars, enveloppe supplémentaire composée de prêt et de don en vue de permettre au Congo d’investir dans le secteur de l’Education et les autres secteurs prioritaires, rapporte, mercredi à Brazzaville, la presse locale.

Le bureau de la Banque mondiale au Congo estime que le secteur de l’Education demeure l’un des axes prioritaires du gouvernement congolais. Pour l’heure, l’appui financier de l’institution financière internationale pour ce secteur est estimé à 102 millions de dollars. Une contribution qui devrait s’améliorer dans les prochains mois grâce à de nouveaux modes de partenariat avec des centres de recherche du pays.

Lors d’une récente rencontre d’échanges à l’Université Marien-Ngouabi, le représentant résident de la Banque mondiale au Congo, Djibrilla Issa, a promis des soutiens à tous les niveaux de l’enseignement au Congo.

‘’L’objectif de cet échange avec le monde universitaire est de créer un lien de partenariat, pour qu’ensemble nous puissions partager les connaissances sur la situation socio-économique du pays, et d’avoir des discussions plus solides sur le sujet’’, a indiqué Djibrilla Issa.

La fourniture de services éducatifs de qualité va permettre à l’Etat de développer son capital humain et, d’après le fonctionnaire de la Banque mondiale, d’augmenter le niveau de productivité de la main-d’œuvre ainsi que d’avoir un taux de croissance assez élevé.

Bien que le Congo ait progressé en termes de taux d’achèvement du primaire (plus de 90%), les résultats d’apprentissage sont généralement ‘’médiocres’’, selon une étude de la Banque mondiale, car environ 20% des élèves inscrits au primaire doivent redoubler.

Pour l’experte de la Banque mondiale, Rachel Sebudde, des réformes essentielles permettront de combler les lacunes dans la qualité de gestion et l’efficacité de la performance du système éducatif congolais. Il s’agit, selon elle, du principe de passage obligatoire, de l’amélioration du processus de recrutement du personnel éducatif, du renforcement de la redevabilité et la transparence dans l’utilisation des ressources destinées à l’éducation, et du choix des modèles d’écoles de petite taille adaptés aux zones rurales.

‘’Il convient d’avoir de modèles d’écoles de petite taille pouvant fonctionner à un coût raisonnable dans les zones peu peuplées’’, a-t-elle souhaité, ajoutant qu’il appartient aux autorités de tutelle de choisir, parmi les modèles proposés, un système plus efficient pour un enseignement de qualité.
-0- PANA MB/BEH/IBA 10mai2017

10 mai 2017 17:31:33




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