14,9 milliards de FCFA de la Banque mondiale au Mali pour la réhabiliation du fleuve Niger

Bamako, Mali (PANA) - La Banque mondiale, à travers sa filière, l'Association internationale de développement (IDA), vient de débloquer 27,8 millions de dollars, soit environ 14,9 milliards de  FCFA, dont 13,9 millions de dollars de crédit et le même montant de don, en faveur du Projet de réhabilitation économique et environnementale du fleuve Niger (PREEFN), pour sauver ce fleuve indispensable à la vie d'une bonne partie de la  population malienne, annonce un communiqué de la Banque transmis, mercredi, à la PANA, à Bamako.

Selon le communiqué, le projet va bénéficier aux opérateurs de transport, groupements ruraux, agriculteurs, pêcheurs, organisations de la jeunesse, femmes et personnes vulnérables dans les trois principales localités du Delta intérieur, notamment Kolongotomo, Kokry et Macina, dans la région de Ségou (centre), soit environ 100.000 personnes, qui vivent principalement de la culture du riz.

Le projet PREEFN contribuera à rendre la navigation et les services portuaires plus efficaces tout le long du fleuve et prouvera qu’il est possible de restaurer l’environnement et d’améliorer les moyens de subsistance dans l’un des écosystèmes les plus fragiles du pays, a indiqué  la  directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Soukeyna Kane.

Parce qu’il contribue à la mise en œuvre du Business plan pour le climat en Afrique, présenté à la COP21, en novembre 2015, à Paris, le PREEFN marque un tournant pour la Banque mondiale et fera face au défi de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté.

Il s’efforcera aussi de renforcer la résilience au changement climatique et d’atténuer la concurrence autour des ressources du fleuve.

En plus de promouvoir une gestion durable des transports et de l’accès à l’eau, le projet permettra de réaliser les principaux objectifs du cadre de partenariat avec le Mali, en créant des débouchés économiques pour les femmes et les jeunes et en luttant contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, précise le communiqué.

Le fleuve Niger se meurt à petit feu à cause, notamment, de l’ensablement et des arbres aquatiques qui l’encombrent et obstruent les passages de l’eau, mais aussi du rejet d’ordures solides dans son lit, paralysant les activités de milliers de personnes vivant le long du fleuve, rappelle-t-on.
-0- PANA GT/JSG/IBA 21mar2018

21 mars 2018 11:18:17




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