12 présidents chargés de réfléchir sur le gouvernement de l'Union

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) – Au deuxième jour de- la Conférence au sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, un Comité de douze chefs d'Etat a été désigné vendredi pour réfléchir et faire des propositions concrètes sur la mise en oeuvre d'un gouvernement de l'Union au prochain sommet prévu en juillet prochain, a confié à la PANA, le président béninois, Yayi Boni.
Le Comité des douze chefs d'Etat, qui sera dirigé par le président en exercice de l'UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete, compte aussi parmi ses membres le président sortant, John Kufuor du Ghana.
Il devrait soumettre le contenu et le calendrier de mise en œuvre du gouvernement de l'Union lors de la onzième session de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA.
Les débats entre les chefs d'Etat sur le gouvernement de l'Union ont été "animés et constructifs", selon le président béninois, qui a indiqué que les discussions ont montré la volonté de tous les Etats d'aller de l'avant.
"Il y a des défis qui nous guettent et il faut qu'on arrive à mettre en place une structure communautaire comme ce qui se passe en Europe, car les foyers de tension notés ça et là en Afrique prouvent que nous n'avons pas achevé l'union politique que nous appelons de tous nos vœux", a expliqué le président Boni Yayi, soulignant qu'il s'agit de faire en sorte que le continent parle d'une seule voix.
En fait, les chefs d'Etat ont décidé de prendre eux-mêmes en charge ce dossier sur le gouvernement de l'Union après avoir fait le constat que le Comité exécutif chargé de faire des propositions concrètes n'a pas réalisé le travail qu'on attendait de lui.
Au sortir du sommet d'Accra, au Ghana, les chefs d'Etat avaient décidé de faire l'audit des organes de l'Union africaine et de créer un Comité ministériel chargé de réfléchir sur la mise en œuvre du gouvernement de l'Union.
"L'audit a été fait, mais malheureusement, le Comité exécutif n'a pas eu le temps de terminer l'examen des recommandations et a demandé un délai de trois mois pour lui permettre de terminer son travail et faire des recommandations", a déclaré le président béninois.
En ce qui concerne la question centrale du gouvernement de l'Union, le Conseil exécutif, estimant que c'est une question fondamentale, a fait remarquer, selon Boni Yayi, qu'il fallait réfléchir sur son contenu et ses relations avec les Comités économiques régionaux, ainsi que les modalités d'implication des populations.
Sur la base des observations, le Conseil a donc demandé un peu plus de temps pour réaliser ce travail, a-t-il ajouté.
De plus, a fait observer le président béninois, les membres du Comité ministériel n'avaient pas la même perception sur les modalités de mise en œuvre de ce gouvernement de l'Union.
"Chacun avait une position et le Conseil exécutif n'a pas pu nous faire des recommandations capables de prendre en compte notre volonté d'aller vite et bien", a déploré le chef de l'Etat béninois, qui a toutefois dit comprendre parfaitement la position du Comité exécutif puisqu'il n'a reçu aucune directive, notamment en ce qui concerne le contenu de l'Union.
Malgré tout, la Conférence des chefs d'Etat n'a pas apprécié cette décision prise par le Conseil exécutif.
"Nous avons estimé, au cours des débats, que l'UA risque de faire du surplace, alors que le monde change toutes les secondes.
Donc nous avons décidé que le dossier est suffisamment important pour que les chefs d'Etat le prennent en charge, afin que des décisions concrètes soient arrêtées en juillet", a conclut le président béninois.

01 février 2008 15:00:00




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