07 morts dans un attentat suicide au siège de la Commission électorale libyenne à Tripoli

Tripoli, Libye (PANA) - Sept personnes au moins ont péri mercredi lors d’une attaque  menée par  un groupe armé contre le siège de la Haute Commission libyenne pour les élections (HNEC),  a indiqué une source de la commission électorale, illustrant la persistance de la violence dans ce pays de l’Afrique du Nord en proie au chaos sécuritaire.

"Des assaillants armés dont un kamikaze ont attaqué ce mercredi le siège de la Commission électorale", a indiqué une source de la commission, précisant que: "sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées".

Le bruit d’une forte explosion suivie d’une colonne de fumée a été entendu au-dessus du siège de la HNEC au quartier de Hay Al Andlous, un quartier résidentiel abritant des résidences de diplomates et de hautes personnalités libyennes.

Selon des analystes, ce mode opératoire ressemble à celui utilisé par Daech qui avait mené en 2013, 2014 et 2015 des attentats dans la capitale libyenne, Tripoli.

Chassée fin 2016 de son bastion de Syrte, l’organisation Daech a régulièrement fait des apparitions en menant des actions spectaculaires dans plusieurs villes libyennes, notamment à Misrata (220 km à l'est de Tripoli) lors de l’attaque contre un tribunal et des postes de sécurité à Ajdabia.

Cette attaque survient alors que la HNEC vient de parachever le processus d’inscription sur les listes électorales en prélude à des élections générales prévues cet Eté, conformément au plan d’action de l’ONU.

Selon ces mêmes analystes, l’attaque de Daech vise à perturber le processus électoral vers lequel s’orientent tous les protagonistes comme solution pour sortir de la crise en dotant le pays d’une nouvelle légitimité.

Toutefois, des voix dissonantes ont commencé à se manifester dernièrement, notamment celle du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est qui a mis en doute après son retour d’une hospitalisation à Paris en France, le bien-fondé des élections, privilégiant  implicitement le langage des armes pour en découdre avec ses opposants.

Le président du Parlement Aguila Saleh qui est attaché à ces élections, a proposé qu’elles soient limitées à l’élection d’un président pour le pays chargé d’organiser une transition pour parachever le processus démocratique.
-0- PANA BY/TBM/IBA 02mai2018

02 mai 2018 11:41:05




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