01 mort et 149 blessés: bilan définitif de l'explosion dans une mosquée à Benghazi

Tripoli, Libye (PANA) - Un mort et 149 personnes blessées dans l'attentat survenu ce vendredi à la mosquée Saad Ben Abda, selon le bilan définitif annoncé par le Bureau du directeur de l'information du ministère de la Santé du gouvernement intérimaire non reconnu par la Communauté internationale et installé dans l'est de la Libye.

Le précédent bilan annoncé par des sources hospitalière faisait état d'un mort et 62 blessés.

Parmi les 149 personnes blessées, 87 sont hospitalisées à l'hôpital al-Jala, 56 ont été admises au centre médical de Benghazi, trois cas admis dans la clinique al-Safwa et trois autres dans la clinique Ibn Sina, a précisé le directeur du bureau d'information, Moataz Trabelsi.

L'explosion, qui a visé la mosquée, a eu lieu lors du sermon de l'imam à l'occasion de la grande prière du vendredi, a indiqué, dans une déclaration à la presse locale, un blessé hospitalisé à l'hôpital al-Jala de Benghazi.

Par ailleurs des témoins ont indiqué que "la bombe n'a  pas explosé à l'intérieur de la salle de prières de la mosquée, mais dans le couloir près d'un escalier qui mène au premier étage, et l'entrée du rez-de-chaussée, où elle avait été placée à proximité des chaussures des fidèles".

Selon ces mêmes témoins, "le mur de séparation entre les fidèles et la place de l'engin explosif a atténué les effets de celui-ci", précisant que la plupart des blessures étaient le résultat du souffle et l'affaissement du mur".

La Mission d'Appui des Nations unies en Libye (UNSMIL) a condamné fermement les attentats à la bombe perpétrés à al-Majouri à Benghazi, le deuxième dans un lieu de culte en moins d'un mois.

Les rapports sur les victimes civiles sont profondément préoccupants, a indiqué le communiqué, précisant que les attaques directes contre les civils sont interdites et constituent des crimes de guerre.

Cet acte odieux ne devrait pas justifier la vengeance, a rappelé l'UNSMIL qui indique que des enquêtes promptes et impartiales devraient traduire les auteurs devant la justice à Benghazi.

Deuxième grande ville de Libye, Benghazi, dont la prise de contrôle totale des mains des groupes armés islamistes extrémistes s’est faite dernièrement, a été le théâtre, le 23 janvier dernier, d’un double attentat devant une autre mosquée, faisant 37 morts et 87 blessés, rappelle-t-on.

Cet attentat a été suivi de représailles d’un commandant des forces spéciales Saiqa, Mahmoud Al-Werfallai, objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui a exécuté 10 prisonniers des groupes islamistes sur les lieux de l’attentat.

Pressé par le Procureur de la CPI, Mme Fatou Bensouda, le commandant Mahmoud Al-Werfali s’est rendu à l’armée nationale libyenne dirigée par le Maréchal Khalifa Haftar. Mais cela a provoqué des réactions violentes de ses hommes qui ont incendié des pneus et mené une véritable guérilla ayant conduit à sa libération.
-0-PANA BY/BEH/SOC 09fév2018

09 février 2018 20:34:52




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