"Il faut dégager des pistes d'une revalorisation conséquente de la profession enseignante", selon Dr Malika Issoufou

Niamey, Niger (PANA) – La Première Dame du Niger, Dr Malika Issoufou, a estimé, mercredi, qu’il était impérieux de procéder à une introspection sans complaisance sur le statut des enseignants, afin de dégager des pistes d'une revalorisation conséquente de la profession enseignante, lors du lancement des manifestations de la commémoration de la Journée mondiale des Enseignants.

Placée sous le thème « Enseigner en liberté, autonomiser les enseignants », la Journée mondiale des Enseignants, qui est célébrée chaque année le 5 octobre, a été décalée au 11 octobre au Niger.

C'est la Première Dame, Dr Malika Issoufou, présidente de la fondation Tattali Iyali (bien-être familial) et marraine de cette journée qui a présidé les manifestations marquant l'événement devant un parterre d'invités composés des membres du gouvernement, des députés nationaux,  des représentants des partenaires techniques et financiers et des Organisations de la Société civile active dans le domaine de l'éducation, des responsables des établissements scolaires publics comme privés, ainsi que des enseignants et élèves.

« Les pistes d'une revalorisation conséquente de la profession enseignante permettront d'enclencher le processus de réhabilitation de ce noble métier, qui doit définitivement cesser d'être une voie sur laquelle l'on s'engage par défaut », a indiqué la Première Dame du Niger.

Au Niger, la célébration de la Journée mondiale des enseignants intervient dans un contexte marqué par des revendications de toutes sortes et de l'évaluation des enseignants pour une éducation de qualité dans le pays. En lançant les manifestations de la commémoration de cette journée, Dr Malika Issoufou a loué les qualités des enseignants.

« Derrière toute réussite, se cache un enseignant à qui nous devons …d'être ce que nous sommes aujourd'hui : médecin, agronome, ministre, ingénieur, officier, militaire, magistrat, ouvrier, etc. Du préscolaire au primaire, du secondaire au supérieur, en passant par l'enseignement technique et professionnel, l'alphabétisation ou des domaines comme ceux du sport, des arts et de la culture, ils sont sans cesse à nos côtés, pour contribuer à notre réussite», a relevé la Première Dame du Niger.

Pour la Première Dame, de la même manière qu'il faut se réjouir de la célébration de cette journée, "nous devons aussi méditer sur le sort que nous réservons réellement à nos enseignants, en particulier sur leur statut économique et social".

À ce titre, Dr Malika Issoufou pense qu'il est impérieux de procéder à une introspection sans complaisance sur le statut des enseignants, afin de dégager des pistes d'une revalorisation conséquente de la profession enseignante.

Dans le même ordre d'idées, la présidente de la fondation Tattali Iyali a rendu un hommage mérité aux pères fondateurs de la République du Niger, en l'occurrence Diori Hamani, Boubou Hama et bien d'autres qui furent des enseignants et qui ont su bâtir un Etat et conduire admirablement la destinée du pays.

Auparavant, le ministre des Enseignements secondaires, M. Sani Abdourahamane, est revenu sur le thème retenu pour la journée au plan mondial. «Enseigner en liberté, autonomiser les enseignants» signifie, selon le ministre, qu'un enseignant doit pouvoir disposer d'une autonomie professionnelle, de la liberté et des outils lui permettant de garantir une éducation de qualité, ce qui nécessite de prendre en compte le contexte, les besoins et les attentes des élèves.

Ainsi, il faut reconnaître que les enseignants sont des acteurs d'importance dans la persévérance scolaire des jeunes. C'est la raison pour laquelle, les ministères en charge de l'éducation sont à pied d'œuvre pour la mise en œuvre d'une feuille de route pour un enseignement de qualité afin de contribuer à donner un nouveau cliché à l'éducation.

La Journée mondiale des enseignants a été instituée par l'Unesco en 1994 pour commémorer la signature de la recommandation relative à la condition du personnel enseignant signée le 5 octobre 1966 par l'Unesco et l'Organisation Internationale du Travail (Oit).
-0- PANA SA/BEH/IBA 11oct2017

11 octobre 2017 14:46:15




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