L'Unicef affirme que les enfants libériens non déclarés risquent l'exclusion et le trafic

New York, Etats-unis (PANA) - Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a averti vendredi que plus de 70 mille enfants libériens, dont les naissances n'ont pas été déclarées au cours de l'épidémie d'Ebola, peuvent ne pas accéder à la santé et aux services sociaux, obtenir des documents d'identité et risquent d'être victimes de la traite ou adoptés illégalement.

"Aucun enfant ne devrait subir l'indignité, ou ne pas avoir une protection d'un Etat ou d'autres entités, et être incapable d'accéder aux services de base qui sont le droit de chaque enfant à cause d'un manque d'identité officielle", a déclaré, dans un communiqué transmis à la PANA à New York, M. Sheldon Yett, représentant de l'Unicef au Liberia.

Il a déclaré : "Nous ne pouvons pas, et ne devrions jamais laisser cela se produire", notant que la déclaration des naissances en 2014 et 2015 avait fortement chuté par rapport aux niveaux pré-Ebola.

Il a ajouté : " En 2013, avant l'apparition du virus, les naissances de 79 mille enfants ont été déclarées. En 2014, quand de nombreux établissements de santé ont fermé ou ont réduit les services en raison de la riposte Ebola, le nombre de déclaration a chuté à 48 mille - une diminution de 39 pour cent par rapport à l'année précédente ".

Le représentant de l'Unicef a révélé que seulement 700 enfants auraient eu leurs naissances déclarées entre janvier et mai à 2015.

«Les enfants qui ne sont pas déclarés à la naissance officiellement n'existent pas, et sans citoyenneté, les enfants du Liberia, qui ont déjà subi de terribles souffrances en raison du virus Ebola, risquent la marginalisation parce qu'ils ne pourront pas accéder aux services sociaux et de santé, obtenir des documents d'identité et seront des victimes ciblées de la traite ou adoptés illégalement », a-t-il souligné.

L'Unicef a déclaré avant l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, qui a tué plus de 11 mille personnes au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée-Conakry, qu'elle avait aidé à augmenter les taux de déclaration des naissances au Liberia à partir de 4 pour cent - alors le deuxième taux le plus bas au monde - à 25 pour cent en 2013.

Ebola a refait surface au Liberia le mois dernier après que le pays a été déclaré exempt de la maladie, mais il n'y avait pas de nouveaux cas signalés, selon le dernier point sur ​​l'épidémie, publié mercredi par l'Organisation mondiale de la Santé (Oms).

Dans cette même mise à jour, l'Oms a rapporté qu'il y a seulement sept cas confirmés d'Ebola signalés dans la semaine au 26 juillet : quatre en Guinée-Conakry et trois en Sierra Leone.

L'Oms a déclaré : "C'est le total le plus bas par semaine depuis plus d'un an, et vient après huit semaines consécutives pendant lesquelles l'incidence des cas avait plafonné entre 20 et 30 cas par semaine".

Elle a cependant averti que "bien que cette baisse dans le cas d'incidence soit la bienvenue, il est trop tôt pour dire si elle sera maintenue".

-0- PANA AA/VAO/MTA/BEH/SOC       31 juil 2015

31 juillet 2015 17:21:01




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