L’Envoyée spéciale genre de la Bad distinguée "Femme africaine de l’année 2016"

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) – L’Envoyée spéciale pour les questions de genre de la Banque africaine de développement (Bad), Mme Géraldine Fraser-Moleketi, a été désignée lauréate du trophée "Femme africaine de l’année 2016" lors de la cérémonie de distinction et de remise organisée jeudi à Londres, des trophées "New African Woman" aux femmes qui ont apporté une contribution significative au développement de leur pays ou de leur communauté.

Selon le communiqué transmis vendredi à la PANA, le jury présidé par Mme Leila Ben Hassen, directrice générale de IC Publications, a distingué aussi des lauréates dans les catégories suivantes : Étoile montante,  business, politique/fonction publique, éducation, sciences/innovations, finances, médias, sports, arts/culture et société civile.

Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l'Union africaine (Cua), a obtenu le trophée de la "Femme africaine dans le secteur de la politique/de l'administration 2016". Première femme à la tête de l'organisation continentale, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma a placé les questions liées aux femmes au premier plan des discussions politiques et au cœur des initiatives menées par la Cua.

L'Union africaine a déclaré l'année 2015 "L'année de l'autonomisation des femmes", un sujet qui passionne cette femme politique et activiste, qui a introduit l'accès universel aux soins de santé de base lorsqu'elle faisait partie du gouvernement de Nelson Mandela. Lorsqu'elle était ministre sud-africain des Affaires étrangères, elle a mis l'accent sur le renforcement de la stabilité, du respect des droits de l'homme et de la paix au Burundi et en Rd Congo.

Le trophée "Femme africaine de l'année 2016" a été décerné à Géraldine Fraser-Moleketi, Envoyée spéciale de la Banque africaine de développement pour les questions de genre. Mme Moleketi a joué un rôle clé dans la progression de l'égalité des sexes et du pouvoir des femmes dans les banques et d'autres secteurs. Elle a réalisé un travail exemplaire dans son domaine en tant qu'ancienne directrice du Programme des Nations unies pour le développement et membre du conseil de l'Institut des Nations unies pour la formation et la Recherche, nommée par le Secrétaire général de l'Onu.

L'activiste nigériane, Zuriel Oduwole, a remporté le trophée "Etoile montante 2016". Elle a été distinguée pour sa lutte en faveur de l'éducation des filles en Afrique et est la plus jeune personne à avoir figuré dans le magazine Forbes. En 2014, à l'âge de 12 ans, Zuriel Oduwole est devenue la plus jeune réalisatrice au monde, après la diffusion de son film auto-produit sur deux chaînes de cinéma.

La Nigériane, Obiageli Ezekwesili, qui a organisé la campagne #Bringbackourgirls, a obtenu le trophée "Femme africaine dans la société civile 2016". Elle a fait preuve d'une détermination exemplaire dans l'affaire de l'enlèvement des filles de Chibok. Bien que l'on n'ait toujours pas retrouvé les jeunes filles, elle demeure convaincue qu'elles rentreront chez elles un jour. Sa lutte ne concerne pas uniquement les filles kidnappées, mais toutes les personnes privées de droits qui, souvent, ne peuvent faire entendre leurs voix.

Mme Obiageli, ancienne vice-présidente de la Banque mondiale et co-fondatrice de Transparency International, défend d'autres causes et dénonce des maux sociaux et des injustices. Elle est également conseillère économique de l'Open Society, où elle conseille neuf chefs d'État africains qui ont la volonté de réformer leurs pays, notamment Paul Kagame au Rwanda et Ellen Johnson-Sirleaf au Liberia.

Le trophée "Femme africaine dans l'éducation 2016" est revenu à la Kényane Wanjiru Kamau-Rutenberg, directrice du Programme African Women in Agricultural Research and Development, conçu pour renforcer les compétences et le leadership de femmes agronomes en Afrique subsaharienne afin d'améliorer les rendements agricoles. Mme Wanjiru a fondé et dirigé Akili Dada, une initiative primée dont la vocation est de former des jeunes filles à devenir des leaders, capables de contribuer à transformer l'Afrique.

Mme Olajumoke Adenowo a reçu le trophée "Femme d'affaires africaine 2016". Baptisée 'Starchitech' par CNN, elle incarne l'architecture au Nigeria. Elle lutte pour l'égalité des sexes sur son émission radio intitulée 'Voice of Change'. Mme Adenowo a également été nommée pour le trophée All Africa Business Leaders Awards dans la catégorie Femme d'affaires ouest-africaine de l'année.

La plus jeune chef d'entreprise ghanéenne, Winnifred Selby, a eu l'honneur de recevoir le trophée "Femme africaine dans les sciences, la technologie et l'innovation 2016". Âgée de 20 ans seulement, elle est la co-fondatrice de Ghana Bamboo Bikes Initiative (qui produit entre 60 et 100 vélos par mois). Leader remarquable, elle a consacré sa vie à l'indépendance économique des jeunes, en particulier des femmes. Elle emploie principalement des femmes qui forment elles-mêmes les nouveaux employés. Lauréate du prix Cartier Women's Initiative, elle a participé à l'Unfccc 2013.

Mme Arunma Oteh est la lauréate du trophée "Femme africaine dans les finances et la banque 2016". Ancienne directrice générale de la Commission boursière du Nigeria, elle a récemment été nommée vice-présidente et trésorière de la Banque mondiale. En tant que directrice générale de la Commission boursière du Nigeria, elle a permis au marché boursier nigérian de s'imposer sur la scène internationale. À la Banque mondiale, elle dirige une large équipe responsable de la gestion de plus de 150 milliards de dollars américains d'actifs.

Le trophée "Femme africaine dans les médias 2016" a été attribué à la Nigériane Mo Abudu, première africaine à avoir lancé une chaîne de télévision panafricaine. Après avoir créé son émission 'Moments with Mo', première du genre en Afrique, elle a lancé EbonyLifeTV.

Distinguée chef d'entreprise de l'année par Women Week à New York, elle a fait partie du palmarès des 25 personnalités les plus puissantes dans le secteur de la télévision dans le monde, réalisé par Hollywood Reporter.

La coureuse de fond éthiopienne, Almaz Ayana, a obtenu le trophée "Femme africaine dans le sport 2016". Almaz a battu le record du 5000 m en 14:14:32 lors du Championnat de Pékin 2015. Elle a également remporté les championnats africains à Marrakech et la rencontre de la Diamond League IAAF 2014 à Shanghaï, qui a fait d'elle la troisième coureuse au monde sur cette distance.

Le trophée "Femme africaine dans les arts et la culture 2016" a été décerné à la réalisatrice primée aux BAFTA, Amma Asante. Cette Ghanéenne a réalisé la production britannique 'Belle' qui a suscité un débat sur l'histoire de l'esclavage en Grande-Bretagne. Son prochain film traitera à nouveau la complexité des relations entre les races, en dépeignant le mariage controversé entre le premier président du Botswana, Seretse Khama, et la Britannique Ruth Williams.

Avant l’attribution de ces Trophées, ce sont au total 60 femmes qui avaient été nominées. Les trophées ont été organisés sous le haut patronage de la Bad, lors du New African Magazine Forum tenu les 10 et 11 mars.  

Une campagne des trophées 'New African Woman' a été lancée sur les réseaux sociaux dans le cadre de laquelle les usagers et des femmes africaines de talent auront la possibilité de définir la nouvelle Femme africaine. Cette campagne se prolongera toute l'année 2016.
-0- PANA BAL/BEH/SOC 11mars2016

11 mars 2016 18:10:43




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