Conakry, Guinée (PANA) - Le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, a indiqué jeudi à Conakry, quelques instants après son arrivée pour une visite de travail de quelques heures, que la discrétion qui a caractérisé le transfert de son prédécesseur, Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale (CPI) avait pour seul but de respecter sa dignité.
M. Ouattara, qui effectuait sa première visite en Guinée depuis son élection à l’invitation de son homologue Alpha Condé, a assuré que "toutes les procédures ont été respectées" en raison de la qualité d’ancien chef d’Etat de Gbagbo.
"Il n’y a pas mieux que la justice internationale (…) On nous a accusés de vouloir appliquer la justice des vainqueurs à l’endroit de Laurent Gbagbo. La justice internationale fera son travail", a-t-il dit.
L’ancien président ivoirien, qui a été transféré mercredi à La Haye (Pays-Bas), devrait comparaître lundi prochain devant les juges de la CPI pour "crimes contre l’humanité".
Avant son départ de Conakry pour Abidjan, le président Ouattara et son homologue guinéen ont signé avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) un document relatif au rapatriement volontaire des Ivoiriens exilés en Guinée depuis 2002, en raison de la crise socio-politique en Côte d'Ivoire.
Plus d’un millier d’Ivoiriens avaient franchi les frontières nationales pour se réfugier dans la partie méridionale guinéenne où ils ont été hébergés par le HCR dans les camps ayant abrité des Libériens et Sierra Léonais qui avaient fui les affres de la rébellion dans leurs pays en 2000.
Les deux chefs d’Etat ont également signé un document portant sur un accord de coopération militaire protégeant leurs frontières maritimes en proie à des pillages des côtes par les pirates, ainsi que les frontières terrestres.
-0- PANA AC/TBM/SOC 01déc2011