""Sans les élections, nous serions parmi les premiers à ratifier""

Praia- Cap-Vert (PANA) --"Les élections législatives et la présidentielle ont été les seules raisons pour lesquelles le Cap Vert n'a pu figurer au peloton de tête des pays ayant ratifié l'acte constitutif de l'Union africaine" a déclaré à la PANA, M.
Manuel Inocêncio Sousa, ministre capverdien des Affaires étrangères.
"Dans de très brefs délais", a poursuivi le ministre capverdien, "nous soumettrons l'Acte constitutif à l'analyse et à l'approbation du nouveau parlement qui vient d'être installé".
Manuel Inocêncio Sousa a rappelé pour preuve de l'adhésion de son pays à ce projet, le fait que "le Cap-Vert a été parmi les premiers signataires" de l'acte constitutif de l'Union Africaine.
"Sans les élections nous aurions également fait partie des premiers à l'avoir ratifié" a dit le ministre capverdien.
"Le gouvernement capverdien considère en ce qui le concerne, que l'Union africaine est d'ores et déjà une réalité politique irréversible" a t-il ajouté dans un entretien realisé la veille des Pâques.
Le gouvernement en place depuis le 1er février à la suite des élections législatives de 14 janvier, considère, dans son programme, que le développement du contient africain passe "nécessairement" par une plus grande intégration des pays membres de l'actuel OUA au sein de l'UA.
"Dans le cadre de la globalisation, l'Afrique doit s'unir et se préparer pour qu'effectivement, le continent puisse sortir de la marginalisation.
Il n'y a pas d'autre choix que la lutte pour une intégration régionale qui permettra le développement de tout le continent africain", a dit le ministre capverdien.
M.
Inocêncio Sousa a souligné que "ce sentiment est partagé pour tous les capverdiens et le Cap-Vert qui a adhéré a l'Organisation de l'unité africaine dés le lendemain de son indépendance le 5 juillet 19975, est toujours resté fidèle à la défense et à la promotion de l'intégration et de l'unité africaines".
"C'est sûr qu'il reste encore beaucoup de difficultés à surmonter dans ce processus.
Mais chaque africain, où qu'il se trouve et quel que soit son niveau de responsabilité ou d'intervention, doit se convaincre que c'est seulement avec une unité de plus en plus forte et effective, que les fils d'Afrique y parviendront", précisé le ministre.
M.
Inocêncio Sousa rappelle par ailleurs, avoir représenté le Chef de l'Etat sortant, M.
Antَnio Mascarenhas Monteiro, au cinquième sommet extraordinaire de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) au mois de mars dernier à Syrte, en Libye.
Il précise avoir constaté en cette occasion, que "l'Union compte avec le soutien de la plupart des pays qui ont toujours eu une influence décisive dans la définition et l'orientation des questions fondamentales du continent africain".
Le ministre capverdien a rappelé que "dès Syrte déjà, la totalité des 53 Etats africains membres de l'Oua avaient signé l'acte constitutif de l'Union, ce qui signifie qu'elle était dès lors, une réalité dans le panorama politique mondial".
"Nous sommes pratiquement au seuil de l'entrée en vigueur de l'Union", a déclaré M.
Inocêncio Sousa lors de l'entretien.
Le ministre capverdien a souligné, qu'à en juger "par les déclarations faites pendant le Sommet de Syrte, il était évident début mars déjà, qu'un problème de quorum ne se poserait pas pour l'entrée en vigueur de l'Union et que les 36 ratifications requises allaient être vite atteintes".
Cependant, le ministre capverdien considère que le futur de l'Union et son renforcement, dépendent en partie de l'intégration et de la coopération avec des organisations régionales.
"Les organisations régionales font parties de l'Union africaine, ce qui veut dire que l'évolution de l'UA passe par leur consolidation effective et méthodique".
"C'est à partir de ces organisations, que nous devront plus tard, avancer vers une troisième étape devant conduire vers la Fédération des Etats Unis d'Afrique", a précisé M.
Inocêncio Sousa.
Le ministre capverdien a souligné enfin, l'importance du rôle que devra jouer dans ce sens, le futur Parlement panafricain, ainsi que la Banque Centrale, et toutes les nouvelles institutions panafricaines prévues dans le traité.

20 avril 2001 12:11:00




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