ONU : #MeToo découle de l'impunité et de la culture du silence, selon l'ONU

New York, Etats-Unis (PANA) – Une indifférence désinvolte face au harcèlement sexuel est inacceptable, a affirmé la directrice de l'entité des Nations Unies mandatée pour promouvoir l'égalité entre les sexes, en invitant les hommes et les femmes à changer leurs réactions aux agressions sexuelles.

Dans un article d'opinion, Phumzile Mlambo-Ngcuka, Secrétaire Générale adjointe des Nations Unies et directrice exécutive d'ONU FEMMES, a souligné "la douleur et la colère" de plus d'un million de personnes qui ont posté #MeToo, la semaine dernière, sur les réseaux sociaux,  indique un communiqué de l'ONU publié vendredi.

"Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, alors que les femmes s'encouragent mutuellement et que des hommes se joignent à leurs témoignages pour reconnaître leur rôle, est une validation de l'importance de s'exprimer", a déclaré Mme Mlambo-Ngcuka dans l'article publié sur le site d'ONU-FEMMES.

Elle ajouté : "Nous constatons également la force du nombre d'expériences individuelles cumulées qui restent cachées".

Le hashtag #MeToo lancé par Tarana Burke, une activiste new-yorkaise militant pour les droits des femmes de couleur, est devenu célèbre quand l'actrice, Alyssa Milano, a repris le message en demandant aux victimes d'abus sexuels de le faire également.

L'ampleur des réactions montre "à quel point les choses vont mal quand certains peuvent agir en toute impunité dans la culture du silence" et invite les hommes bien" à s'exprimer et ne pas rester de simples spectateurs".
-0- PANA MA/FJG/IS/SOC 20sept2017

20 octobre 2017 18:16:33




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